03/11/2010

Se me permitem sonhar

Apresentação

Escrevi o texto  “Se me permitem sonhar”, abaixo reproduzido, em outubro de 2010, uma semana antes do 2o. turno das eleições presidenciais no Brasil. Era somente um “desabafo”, frente ao baixo nivel das campanhas  nesse 2o. turno. Mas o enviei a uns tantos amigos que poderiam estar frustados como eu.

As reações positivas que recebi, no entanto, me surpreenderam. Vários amigos disseram que precisaríamos aprofundar algumas das questões que levantei. E como no texto falei em achar uma “praça” para continuar a sonhar, resolvi criar este blog, como uma “praça virtual”, onde – “se nos permitem sonhar” – toda contribuição será mais do que bem-vinda.

Chico Whitaker

SE ME PERMITEM SONHAR

Enquanto na Internet e nas portas de algumas igrejas o segundo turno das eleições para a Presidência está em fervura máxima, nas ruas as campanhas estão incrivelmente mornas e mesmo frias – a não ser, evidentemente, naquelas por onde passam os candidatos… Isto nos permite, andando por elas, pensar mais serenamente no seu conteúdo, saindo do campo perigoso das balas perdidas, no intenso tiroteio com que os respectivos apoiadores tentam literalmente arrasar a imagem daquele a quem se opõem.

Mas se essas caminhadas são boas também para a saúde física e mental, a reflexão que nelas se faça pode entristecer. É o que está ocorrendo comigo, quando penso como os marqueteiros reduzem os candidatos a simples capatazes da máquina administrativa, que precisam se mostrar capazes de fazê-la funcionar, numa infindável competição de promessas frente às múltiplas insuficiências existentes no Brasil. Será que, achando-se mais bem informados do que todos nós sobre o que pensam os eleitores, eles proíbem seus clientes de dizerem que tipo de país precisamos construir, na reflexão efetivamente política que se esperaria de quem queira assumir a Presidência da República? Continue lendo

03/11/2010

Comentários e contribuições

Seus comentários e outras contribuições são bem-vindos nesta “praça” virtual, na qual poderemos nos sentar para refletir com calma  “sobre o Brasil que queremos”. Eles aparecerão aqui abaixo. Dentro da regra dos blogs, “os ultimos serão os primeiros”… (embora a recente atualização que fiz tenha misturado a ordem dos iniciais).

Vejam nas “indicações práticas” como colocar neste blog seus comentários e contribuições, assim como textos úteis para nossa reflexão.

Enviarei de vez em quando a todos um aviso sobre o que andou entrando de novo no blog.

Espero que tenhamos uma conversa bem animada.

Meu abraço, Chico Whitaker

04/11/2010

13/10/2020

Les Forums Sociaux Mondiaux : vers « un autre monde possible » – Chico Whitaker

Les Forums Sociaux Mondiaux : un processus pour construire l’union de ceux qui luttent contre le néolibéralisme, vers « un autre monde possible ». ()

Ce texte a été écrit en 2010. Sa republication repond à l’interêt demontré par quelques uns d’entre nous par le fait qu’il peut aider les dicussions en cours au Conseil International du FSM. CW.

Les Forums Sociaux Mondiaux, dont le premier a été réalisé en janvier 2001 à Porto Alegre, au Brésil, sont aujourd’hui connus un peu partout dans le monde. L’information dont les gens disposent à son sujet n’est pas cependant complète ou exacte. Le présent texte veut apporter quelques éléments d’information pour aider à combler ces lacunes.

Préliminaires

Premièrement il ne faut pas confondre les Forums Sociaux Mondiaux avec la mouvance internationale connue comme altermondialisme. Elle a pris la place de l’antimondialisme – cet`ensemble diversifié et multiple de mobilisations de protestation et de résistance qui ont commencé à surgir, partout dans le monde, quand le processus de globalisation du système capitaliste a pris de la vitesse, après la chute du mur de Berlin en 1989. Le mot « anti » était, à ce moment, celui qui mieux traduisait son caractère de mouvement d`opposition. Mais ensuite, les Forums Sociaux Mondiaux ayant affirmé à partir de 2001 qu`un « autre monde » est possible, le mot « alter » l`a remplacé, puisqu`il s`agissait de chercher une alternative à l`expansion planétaire de la vague « néo libérale ». 

Les mobilisations se sont multipliées sous cette nouvelle appellation. Pour exprimer leur désaccord avec les politiques des institutions clefs du système dominant, comme le Fonds Monétaire International – FMI, la Banque Mondiale – BM et l`Organisation Mondiale du Commerce – OMC, un nombre croissant de manifestants remplissaient les rues des lieux où se rencontraient leurs dirigeants. De même il y avait des protestations contre des rencontres des chefs d`État des pays dominants, comme le G8 ou le G9. 

Ces mobilisations sont alors de nature différente des rencontres réalisées dans le cadre des FSM. Les mobilisations de l’altermondialisme c’est la société qui bouge, qui agit contre le système dominant, ou qui cherche à élire des gouvernements finir avec les guerres d’occupation ou fratricides, les inégalités croissantes, la destruction de la planète. Les FSM sont un instrument créé, à l’intérieur de cette mouvance, au service des ces luttes. 

Ils ne se confondent donc pas avec l’action politique proprement dite de la société. Ils ne veulent pas remplacer les mouvements et organisations qui la mènent, ni les diriger dans leurs luttes. Ils ne veulent pas non plus devenir le “mouvement des mouvements”, ni leur somet (). Ils veulent tout simplement aider les mouvements sociaux à faire ce qu’ils font, comme un appui à eux. Ils ne sont pas, d`autre part, un évènement, situé dans le temps, ou une série d’évènements. Il sont en fait un processus au service de la construction de l’union et de l’articulation croissante de ceux qui lutent pour changer le monde. 

Le FSM en tant qu’instrument 

Les mobilisations pour la paix et contre l’invasion de l’Iraque, en 2003, sont un bon exemple de cette nature d’instrument du FSM, pour appuyer l’action de la société, et de sa réelle utilité. Un certain nombre de participants du Forum Social Européen, en novembre 2002 à Florence, Italie, ont proposé cette mobilisation. Ils l’ont fait à nouveau en Janvier 2003 au cours du Forum Social Mondial à Porto Alegre, Brésil. Le FSM n’a donc pas « convoqué » une telle manifestation. Il a simplement créé l’occasion pour que la proposition soit faite et discutée para des participants de ces rencontres. Les organisations l’ayant accepté se sont chargés de la diffuser dans leurs réseaux. 15 millions de personnes ont alors rempli les rues dans le monde entier, sans que cette participation soit organisée « d’en haut » – tout comme d`ailleurs ce fut le cas lors des grandes manifestations de Seattle, avant le FSM, et dont la méthodologie de mobilisation en réseaux l’a certes influencé.

Cette distinction – entre la société qui bouge et les FSM à son service – n’est pas entièrement acceptée par tous, parmi ceux qui participent des Forums et même parmi ceux qui les organisent dans le monde. Il est souvent proposé que le FSM prenne la « direction » du mouvement social – comme s’il était son sommet. Ce souhait vient particulièrement de ceux qui, angoissés par l`urgence des changements à faire pour plus de justice ou pour protéger la planète de sa destruction, voudraient bien mettre son pouvoir d`attraction au service de l`expansion de la mobilisation sociale. Cette différence de compréhension sur la nature du FSM est à l’origine de beaucoup de discussions qui ont lieu sur la méthodologie a adopter dans l`organisation de ses rencontres.

Il s’agit en fait d’une discussion qui a lieu au sein des FSM dès leur début. Le débat – est il un espace ou un mouvement? – est toujours présent parmi les organisateurs des Forums. Il a  pris de l’intensité à partir de 2003, quand cette question elle même est devenu plus claire, mais il est toujours en cours, même si le FSM est déjà considéré, par la plupart de ses organisateurs, plutôt comme un espace – ou un « espace ouvert », comme on dit. Il est revenue avec force l’occasion du FSM de 2009, quand la crise financière montrait les énormes défaillances du système lui-même, mais les partis et mouvements sociaux – ou l`altermondialisme, plus génériquement – n’arrivaient pas à avoir l’efficacité nécessaire pour profiter de l’occasion dans leur action pour changer le monde. Beaucoup ont alors pensé que ce serait au FSM de combler leurs insuffisances, en devenant lui-même un acteur politique, avec le rôle de donner des orientations à tous les mouvements existants. 

Avec mes collègues brésiliens qui ont participé de l`organisation des premiers FSM, de même qu’avec beaucoup de gens de par le monde, je me trouve parmi ceux qui pensent qu’il faut absolument maintenir le FSM comme un espace ouvert. En étant bien convaincu de cela, j`ai même écrit en 2005 un livre pour défendre cette option ().  Nous pensons qu’on ne peut pas exiger du FSM ce que, à cause de sa nature même, il ne peut pas donner. Et que, si nous changeons sa nature, nous risquons en fait de le détruire, en tant qu’instrument dont dispose l’altermondialisme précisément pour gagner de l’éficacité…  

Alors, ayant fait ces éclaircissements préliminaires, je voudrais bien dire pourquoi et comment cet instrument, qui n’existait pas avant, a été « inventé» (), étant devenu, dix années après sa création, un des moyens les plus importants dont nous disposons aujourd’hui dans la lutte contre la domination du capital. 

Les premiers pas

La chute du mur de Berlin en 1989, à laquelle je me suis déjà référé, a symbolisé l’échec de la longue expérience socialiste de l’Union Soviétique du siècle dernier. Le système capitaliste a en profité pour s’étendre, sous le manteau néolibéral, à travers le monde, en “globalisant” rapidement les logiques de l’argent, de la compétition, de l’individualisme et de l’exploitation. C’était en fait une nouvelle étape de l’histoire de l’humanité qui commençait. Ce processus de globalisation capitaliste que le monde a vu naitre il y a 500 ans a pris, à la fin du XXème siècle, une intensité et une force jamais vues auparavant.

Les adeptes de ce système, prétendument triomphant, ont alors présenté le marché comme le seul mécanisme économique capable d’assurer la satisfaction des besoins humains, lui attribuant également la capacité de résoudre par lui même tous les dysfonctionnements de l’économie.  Margaret Thatcher, premier ministre anglais au début de cette plus forte expansion du néolibéralisme, affirmait qu’il n’y avait pas d’alternative, en résumant cette idée par le mot TINA, à partir de l’anglais: “there is no alternative”. 

Ceux qui depuis presque deux siècles s’opposaient à ce système sont restés perplexes le temps de quelques années. Rapidement toutefois, les effets pervers de la domination du capital, tant pour les êtres humains que pour la planète, ont commencé à apparaitre de façon nette. Diverses manifestations et actions de résistance se sont alors multipliées, auxquelles je me suis aussi référé, faisant naitre le mouvement qui, peu après, a passé à être connu comme l’altermondialisme. 

La phrase « un autre monde est possible », adoptée pour résumer les perspectives du Forum Social Mondial, né à l’intérieur de cette mouvance en 2001, traduisait bien un besoin ressenti et partagé un peu partout dans le monde : celui d’affirmer que le changement viendrait. Ayant rallumé les lumières de l’espérance et de l’utopie, cette initiative a rapidement gagné de l’ampleur.

Une origine inattendue 

L’histoire de ce processus nous offre une première surprise : l’idée de lancer une telle initiative mondiale d’opposition au système capitaliste n`a pas surgi de la tête de militants politiques radicalement anticapitalistes. 

En effet, c’est un chef d’entreprise – et donc, l‘agent économique par excellence du système combattu – qui a d’abord eu l’idée d’organiser ce Forum. Il avait vu que la «pensée unique»() autour de la primauté du marché était imposée au monde, par les grands moyens de communication de masse, à partir des rencontres du Forum Économique Mondial (FÉM), qui réunissait depuis une trentaine d’années, dans la luxueuse station de ski de Davos, en Suisse, les dirigeants des grandes entreprises multinationales et les chefs des gouvernements des pays riches. 

Ce chef d’entreprise – Oded Grajew – savait que l’humanité continuait à chercher et à trouver d’autres façons de faire fonctionner l’économie, en remplaçant les logiques du capitalisme par celles de la coopération, et en visant le bien-être des gens et la protection de la nature. Il considérait ainsi que le mouvement anti-mondialisation pouvait passer de la protestation et de la résistance au capitalisme – dont un des résultats était la montée de la répression – à des propositions concrètes, déjà existantes, pour son dépassement. Selon lui on pouvait entrer dans une nouvelle phase de cette lutte. Contre le système, oui, mais quoi à sa place?

Il a ainsi proposé l’organisation d`un contrepoint au Forum de Davos, aux mêmes dates de celui-ci pour bien montrer à quoi il s’opposait: un Forum centré sur les besoins humains et non sur l’argent. Un Forum mondial donc “social”, rassemblant ceux qui n’acceptaient pas le modèle socioéconomique dominant et qui cherchaient des alternatives, basées sur la solidarité. 

Dans des conversations tenus, à l`occasion de la naissance de cette proposition, avec les responsables du journal « Le Monde Diplomatique » en France (), la décision a été prise de chercher à tenir ce nouveau Forum dans la ville brésilienne de Porto Alegre, là où se faisait une de ces expérimentations : le « budget participatif » (). 

Évidemment ce chef d’entreprise n’était pas si semblable à ses semblables. Brésilien, il avait de fortes préoccupations de justice, vivant dans un pays marqué par une scandaleuse inégalité sociale. À la fin du régime militaire instauré au Brésil en 1964, il avait participé à son processus de re-démocratisation, entre autres par la création d’un mouvement de “chefs d’entreprise pour la démocratie”. () Il avait aussi été à l’origine de la mise sur pied d’une organisation consacrée à la diffusion, dans les milieux d’affaires, de la “responsabilité sociale des entreprises”.() Il avait donc une crédibilité politique suffisante pour que sa proposition soit immédiatement acceptée, après son retour au Brésil, par des organisations et mouvements sociaux brésiliens(), dont huit se sont tout de suite impliqués dans la préparation du premier Forum Social Mondial, qui s’est tenu en janvier 2001, à Porto Alegre.() 

La conjoncture brésilienne à cette époque aide aussi à expliquer cet acceptation immédiate. On vivait au Brésil un climat de démobilisation sociale. Un nouveau parti fondé en 1981 – le Parti des travailleurs (PT) – proposait l’ « inversion des priorités » pour que les politiques publiques brésiliennes répondent aux besoins des majorités nationales. Tous ceux et celles qui avaient lutté contre le régime militaire – peu importe leur secteur social ou leur allégeance politique – considéraient que cette inversion était nécessaire et urgente. Ils ont donc participé intensément, de 1986 à 1988, à l’élaboration de la nouvelle Constitution de 1988, post-régime militaire. Dans l’enthousiasme de cette mobilisation, le PT avait présenté en 1989 la candidature d’un ouvrier, Luiz Ignacio Lula da Silva, à la Présidence de la République. Cette tentative a échoué, tout comme lors des deux élections suivantes, en 1994 et 1998. La proposition de la mise sur pied d’un «forum social» de ce type, en 2001, offrait donc une bonne occasion de reprise de la mobilisation et du débat, tant au sein du PT que des autres forces politiques, afin de faire avancer cette démarche d’inversion. C’est ce contexte particulier qui permet d`ailleurs de mieux saisir les raisons du climat de joie et de retrouvailles entre Brésiliens qui a caractérisé le premier Forum Social Mondial.

Les choix méthodologiques

Les organisations brésiliennes qui ont pris en main l`organisation du Forum ont alors ajouté, à la proposition initiale, d’autres considérations : 

– nous vivions la fin d`un siècle plein de frustrations, par l’échec de tant d`efforts faits pour dépasser le système capitaliste, dont les effets se faisaient sentir par la multiplication de guerres d’occupation et fratricides, les inégalités croissantes et le risque de destruction de la planète;

– en même temps, on prenait conscience de la limitation des partis en tant que principal instrument dont on disposait pour l`organisation de l`action politique, et de l’épuisement de la notion d’avant garde ayant le rôle de conduire les masses ; 

– la société civile surgissait comme un nouvel acteur politique, avec toute sa diversité ;

– des nouvelles formes d’organisation non pyramidale de l`action étaient expérimentés – les réseaux – qui exigeaient l’horizontalité dans les rapports entre ses participants;

– on se rendait compte de la nécessité, pour changer effectivement le monde, et plus encore pour sauver la planète, de l’implication de toute la société – tous et chacun comme sujets de leurs destins.

 Il fallait alors essayer de respecter toutes ces considérations dans la définition de la méthodologie d’organisation de ce nouveau Forum. Il devrait donc, en fait, poursuivre deux utopies en même temps: celle d’un “autre monde” et celle d’une révolution culturelle dans l’action politique – cette deuxième utopie menant au besoin de chercher une façon de l’organiser facilitant la proposition, le débat et l’expérimentation de nouveaux instruments, moyens et modes d’action. 

 Les choix faits dans ce sens ont été influencés par plusieurs initiatives et évènements antérieurs. J’ai déjà cité un, des plus récents : les manifestations de Seattle, aux Etats Unis en 1999, pour contester l’Organisation Mondiale du Commerce – OMC. Elles avaient été une des premières actions altermondialistes de grande envergure, et ses participants avaient été mobilisés en réseau. Un peu avant, dans les années 90, le monde avait connu la rébellion des autochtones de Chiapas, au Mexique – les zapatistes – qui faisaient toute une critique des hiérarchies et du fonctionnement des partis. Plus avant, il y avait eu la rébellion mondiale de jeunes, qui s’est répandu dans plusieurs pays du monde en 1968 en s’opposant à des différents types d’autoritarisme. Et beaucoup plus avant encore, Ghandi avait proposé un principe d’action selon lequel l’objectif à atteindre est déjà le chemin pour l’atteindre. 

Le Forum n’a pas été alors conçu comme un terrain réservé aux militants de toujours des partis politiques ; et encore moins comme une espace où se retrouveraient ceux qui discutaient ou suivaient ensemble telle ou telle autre directive spécifique, comme les « internationales » diverses que le monde avait connu. Il a été envisagé comme un espace de la société civile – ce nouvel acteur politique indépendant des partis – ouvert à tous ceux et celles qui, dans leurs organisations, cherchaient de nouveaux chemins pour tenter de régler les problèmes auxquels les peuples du monde faisaient face. 

Dans l’organisation des activités à l’intérieur de cet espace rien ne devrait venir d’en haut, comme dans les sociétés manipulées et domestiquées, ni être imposé, de façon autoritaire. Les activités au Forum seraient toutes créés d’en bas et de dedans, par ceux mêmes invités à y venir, dans toute liberté et sans hiérarchies entre elles. 

D’autre part, il fallait eriger comme principe dans l’organisation et le déroulement des Forums celui de la coopération, à la place de la compétition. Celle-ci est le principal moteur de la dynamique capitaliste mais, parmi ceux qui la combattent, elle les fait s’entre-détruire jusqu’à s’entre-tuer. La division n’interésse qu’aux dominants – il faut diviser pour dominer. Cette division, récurrente chez la gauche, ne sert qu’affaiblir ceux que luttent contre le système, étant donc à la racine des frustrations de cette fin de siècle. Il fallait donc mettre le Forum au service de la construction de l’union de ses participants et organisations. 

Cet union permettrait alors le déploiement de la force énorme qui est celle de la société, par le fait que ses membres sont des travailleurs – capables d’arrêter les machines qui produisent et donc les profits de leurs propriétaires; consommateurs – capables de bloquer le mécanisme fondamental du capitalisme, celui de la transformation de l’argent en marchandises qui ne redeviendront de l’argent que si elles sont consommées; électeurs, qui élisent les dirigeants politiques et sont aussi capables de les destituer s’ils ne méritent plus leur confiance. 

La surprise de l’accueil reçu

C’est ainsi que les organisateurs ont décidé de ne pas définir au préalable la thématique du FSM, en organisant de grands exposés pour lancer les débats. Le Forum économique de Davos était organisé de cette façon, tout comme la plupart des forums. Bien sûr, il fallait faire des invitations pour s’assurer de la présence d’intellectuels et d’activistes connus, pouvant attirer des intéressés à les entendre. Toutefois, il était plus important d’identifier l’ensemble des thèmes à discuter pour construire un monde de paix et de justice, et d’inviter les gens à venir présenter leurs luttes et expériences dans cette perspective, tout en organisant eux-mêmes, librement, leurs activités au sein du Forum.  Cela a mené à la décision d’organiser un nombre limité de grandes conférences magistrales et d’ouvrir l’espace du Forum à des ateliers de débats, auto-organisés. 

Là aussi une particularité brésilienne a influencé cette décision. En effet, une pédagogie d’éducation populaire née dans le pays () avait été adoptée par la grande majorité des mouvements sociaux du Brésil, de même que par l’Église catholique dans ses communautés ecclésiales de base – les CEBs (). Selon l’un des principes de cette pédagogie enseignants et enseignés apprennent toujours les uns des autres, à partir des divers types de connaissances dont chacun dispose. Cette méthodologie stimule donc la création de rapports d’horizontalité entre les participants de toute action collective.

L’invitation à proposer des ateliers auto-organisés a reçu une réponse très positive: le nombre d’ateliers inscrits a été dix fois supérieur à celui prévu par les organisateurs. Cet intérêt pour les ateliers s’est d’ailleurs largement confirmé dans les forums suivants. Aujourd’hui, l’auto-programmation des ateliers et activités de toutes sortes par les participants eux-mêmes est devenue une spécificité méthodologique des forums sociaux en général.

Une autre décision importante a été prise dans cette même perspective d’horizontalité: le refus de clôturer le FSM avec des déclarations ou motions concluantes, ayant la prétention d’exprimer des prises de position endossées par l’ensemble des participants afin de fournir à tous des directives « d’en haut ». En cela, le FSM serait semblable à celui de Davos qui n’a pas non plus de déclaration finale en tant que Forum. En fait, la possibilité ou le besoin d’arriver à une déclaration ou orientation commune à tous les participants le transformerait en un espace de dispute pour les faire approuver, comme les assemblées ou congrès de mouvements ou de partis. Ceci n’entraînerait que des manipulations si l’on considère le grand nombre de participants et la courte durée du Forum.

Ces deux choix combinés – l’auto-organisation d’activités et le refus d’entériner un document final unique – sont devenus de vrais piliers de la méthodologie adoptée, qui ont donné au FSM un grand pouvoir d’attraction. De nombreuses personnes se sont intéressées à venir en apprenant qu’elles disposeraient d’un espace pour échanger librement et en ayant la certitude qu’elles ne seraient pas « utilisées » pour servir des objectifs ou des stratégies qui ne seraient pas nécessairement les leurs.

Toutes ces options correspondaient en fait à des intuitions – pourrions-nous même parler de paris — qui se sont avérés très riches et qui ont d’ailleurs été approfondis dans les Forums ultérieurs. Les choix méthodologiques qui en ont découlé ont assuré au premier Forum Social Mondial un grand succès. En ayant attiré non seulement des participants d’autres régions du Brésil mais aussi de différents pays du monde, leur nombre a dépassé largement les attentes des organisateurs: ils s’attendaient à quelques 2500 personnes mais 20 000 sont venues. 

Un espace autonome de la société civile

L’orientation de réserver le Forum aux organisations de la société civile s’est montrée, d’autre part, très opportune. En fait, leur émergence, depuis quelques décennies, comme des nouveaux acteurs politiques, autonomes vis-à-vis des partis et des gouvernements, était une réponse aux insuffisances de la démocratie représentative et à celles des partis comme seul instrument d’action politique. Mais, contrairement aux gouvernements et partis, cette société civile ne disposait pas d’espaces à elle – encore moins au niveau mondial – pour consolider les rapports entre les organisations qui la composent, et le Forum Social Mondial créait l’opportunité de disposer d’un tel espace. 

Mais il fallait aussi le protéger des partis et gouvernements, habitués à utiliser la société civile pour réaliser ses propres objectifs. Les organisateurs ont ainsi introduit une clause restrictive au principe d’ouverture du Forum: ni parti politique en tant que tel, ni gouvernement ou institution intergouvernementale ne pourrait y inscrire des activités auto-organisées. Malgré cette restriction, des participants individuels ou venant d’organisations de la société civile, affiliés à des partis, pouvaient participer aux activités. Toutefois, leur participation ne reposant pas sur leur affiliation partisane, les partis ne pouvaient pas les utiliser pour faire de la propagande, dans le Forum, ou pour y introduire une dynamique compétitive, caractéristique des rapports partisans. Le même raisonnement s’appliquait en ce qui concerne la participation des gouvernements.() 

La création de cet espace pour la société civile a permis d’autres découvertes. La fragmentation qui la caractérise et que diminue la force de l’ensemble est due à l’extrême diversité des organisations qui la composent, quant à leurs objectifs, dimensions, secteurs sociaux engagés, thématiques et rythmes d’action. Ce constat alors se combinait presque naturellement avec celui de la multiplicité et de l’extrême diversité des actions qui sont nécessaires pour construire un monde différent. Il fallait donc chercher à construire l’union sans vouloir homogénéiser le tissu de la société civile, comme les forces du « marché » cherchent à le faire avec les consommateurs, afin de diminuer les couts et de vendre le plus possible, dans la logique du système capitaliste. L’acceptation de la nécessaire multiplicité d’initiatives et le respect de la diversité ont été donc rapidement perçus comme un des principes fondamentaux du processus du FSM. 

Ces principes, tout comme les rapports horizontaux en réseau – cet innovation organisationnelle expérimentée dans le monde depuis déjà quelques décennies – ont été reconnus comme étant le chemin alternatif pour construire l’union de la société civile, sans avoir besoin des structures hiérarchiques pyramidales traditionnelles des organisations politiques, syndicales et gouvernementales.

Forum espace et non mouvement

C’est à partir de tous ces choix que le Forum Social Mondial a finit par gagner effectivement, dans la pratique, un caractère d’espace ouvert (), mis à la disposition de tous ceux et celles qui croient qu’un autre monde est possible et qui décident de dépasser des barrières, des préjudices, des divisions, pour s’entraider, coopérer, et construire leur union. 

En effet, cet espace leur permet de se rencontrer, de se reconnaitre, d’échanger des expériences, d’identifier des convergences, de s’articuler en réseaux dans l’horizontalité et le respect mutuel, pour lutter ensemble afin de promouvoir les valeurs d’une nouvelle civilisation, où les êtres humains seraient en harmonie entre eux et avec leur mère commune, la Terre. 

L’organisation des Forums de ce type s’est montrée très riche particulièrement pour ceux qui s’en chargent. En entrant dans cette nouvelle pratique politique ils se rendent compte eux-mêmes des changements nécessaires dans leur façon de travailler. C’est ainsi que l’idée leur est venue de dire qu’ils étaient des facilitateurs d’un processus et non des organisateurs d’un évènement. Ce changement dans la façon de se voir à soi même n’est pas cependant toujours évident. Beaucoup parfois continuent à dire qu’ils sont les organisateurs ou les coordinateurs, ou même qu’ils sont eux-mêmes tel ou tel Forum social, comme si « leur » Forum était une organisation ou une entité à eux, et non un service collectif de création d’espaces ouverts. Mais c’est un mauvais début qui, quand il ne mène pas à la disparition de ces Forums, arrive à s’autocorriger.

L’adoption de la règle du consensus pour décider, à la place du vote par lequel c’est la volonté de la majorité qui emporte, a constitué un des éléments de cette vrai rééducation. Cette règle apprends à entendre. Si on n’a pas à convaincre les autres pour gagner leur votes, il faut chercher la vérité dite par l’autre et non ses erreurs, qui seraient à montrer à ceux qui iraient voter. On peut alors joindre la vérité de l’autre a notre vérité, pour construire une troisième vérité acceptable par tous. Il s’agit là, en effet, d’un processus très proche de ce qui nous apprend la sagesse séculaire des peuples originaires de tous le continents, d’avant l’invasion de leurs pays par la logique de l’accumulation de l’argent.

Les espaces ainsi créés dans le processus des FSM n’ont donc pas donné naissance à un nouveau mouvement, en compétition avec ceux qui existaient. Ils se sont finalement affirmés comme un instrument – option à laquelle je me suis déjà référé – pour aider tous ces mouvements à se renforcer mutuellement. Il se sont démarqués aussi comme des espaces incubateurs de nouveaux mouvements et d’autres initiatives possibles, reliés entre eux en réseau, dans la diversité des luttes nécessaires, à tous les niveaux, pour changer le monde. 

La nécessaire expansion

Le succès du premier Forum avait automatiquement obligé ses organisateurs à se lancer dans un deuxième, et ensuite d’un troisième. Le nombre de participants s’était accru d’année en année : 50 000 en 2002, 100 000 en 2003. En 2004 un quatrième forum, avec 120 000 participants, a été organisé déjà en dehors du Brésil, en Inde (),un pays ayant une histoire et une culture bien différentes de celles du Brésil. De nouveau au Brésil en 2005, 150 000 personnes sont venues. 

D’autres formats ont été également expérimentés, comme celui du Forum de 2006, décentralisé en trois capitales et sur trois continents, en Amérique latine, en Afrique et en Asie (). Il a eu aussi le format de la Journée mondiale d’action en janvier 2008, qui a eu lieu un peu partout à travers le monde, avec une grande diversité d’activités et de petites et grandes initiatives. En 2007, le premier FSM à s’être tenu en Afrique avait attiré un peu moins de participants, environ 70 000, à Nairobi, au Kenya (), mais le FSM de 2009 à Belém do Pará, au Brésil, a attiré de nouveau 150 000 participants.

Également, des forums-espaces à d’autres niveaux – régional, national et même local – et des forums thématiques ont commencé à être organisés un peu partout dans le monde, dès 2003.  Et avant le prochain FSM de nouveau en Afrique, à Dakar en 2011, l’année 2010 verra plus de 40 forums ou rencontres de ce type se réaliser dans tous les continents. 

Chaque FSM est différent méthodologiquement de l’antérieur. Ses organisateurs cherchent à tirer des leçons des autres déjà réalisés, tout en les adaptant à la realité de leurs pays ou regions, pour qu’ils puissent atteindre mieux, à chaque fois, leurs objectifs de permettre, dans les rencontres, la reconnaissance mutuelle qui dépasse des barrières artificielles et des préjugés, ainsi que les échanges : pour apprendre avec les savoirs des autres et “désapprendre” les pratiques anciennes hiérarchiques et de la compétition ; pour débattre des nouvelles idées et propositions vers une nouvelle société post-capitaliste ; pour identifier des convergences entre ce que tous font ; pour bâtir des nouvelles alliances, dans le respect de la diversité et dans le besoin de la multiplicité d’actions ; pour lancer des nouvelles actions, sans créer des nouvelles pyramides qui provoquent toujours des luttes pour le pouvoir concentré á leurs sommets.  

Mais pour réaliser les Foruns ce ne sont pas les services de professionnels de la promotion de rencontres qui sont utilisés. Ils sont à la charge des organisations de la société civile de chaque pays ou local ayant décidé de faire face à ce défi, sans aucune expérience antérieure de ce type. Il y a donc toujours de la place pour des improvisations, qui sont ressenties par plusieurs comme mauvaise organisation. Ces insuffisances, qui exigent de la créativité et de la capacité d’adaptation des participants des Forums, basées sur la confiance mutuelle et la solidarité, deviennent en fait presque une de leurs marques – ou leur « culture ». Cette dynamique finit par résoudre les problèmes qui surgissent, puisque tous se voient comme des corresponsables de cette construction collective. Et sa réussite crée une ambiance de joie, bien différente de celle habituelle dans des rencontres politiques, chargées de tensions dues à la méfiance et aux contrôles mutuels. En fait cette créativité et cette corresponsabilité sont d’ailleurs aussi des conditions nécessaires pour ouvrir des chemins inconnus vers un monde nouveau, et fait donc partie de la nouvelle culture politique en construction.

La Charte de principes et le Conseil international du FSM

La création de ces multiples espaces à travers le monde et à différents niveaux ne pouvait évidement pas dépendre de ceux et celles qui ont réalisé le premier FSM au Brésil. Les huit organisations brésiliennes qui en étaient responsables avaient déjà invité les organisations sociales d’autres pays à organiser des forums de même type, là où ils pourraient être utiles. En accord avec le principe de l’auto-organisation adopté au FSM, ces autres forums sociaux seraient de la responsabilité des organisations locales ayant pris cette initiative. Là aussi, il y avait une différence par rapport aux rencontres de Davos ou les rencontres de suivi du FÉM. Celles-ci sont programmées et organisées par une grande entreprise disposant de beaucoup de ressources – chaque participant doit payer des milliers de dollars, tandis que lors des FSM, les couts d’inscription des participants sont presque toujours symboliques.

Mais comment assurer que les autres forums du processus FSM aient le même succès que le premier, réalisé en 2001?  Les huit organisations brésiliennes avaient déjà devant elles ce défi pour la réalisation du second Forum à réaliser à Porto Alegre. Elles ont alors élaboré, tout de suite après le premier et à partir de ses leçons, une Charte de Principes. Elle servirait de « mode d’emploi » pour leur nouveau défi. Elle pourrait alors également orienter ceux et celles ayant décidé de se lancer dans l’aventure de la création de nouveaux espaces ouverts du même type. 

Un des principes fondamentaux de cette Charte était l’affirmation de ce qu’il n’est pas un lieu de lutte pour le pouvoir, ce qui est à la racine de la division. Un deuxième, aussi important a été celui du respect de la diversité : tous les types de diversité – des culturelles ou sociales jusqu’au niveau et rythme d’engagement de chacun. 

Le succès du deuxième et du troisième FSM réalisés en 2002 et 2003 à Porto Alegre selon cette Charte a constitué une preuve tangible de la validité de ses principes. La sagesse de son contenu a été ensuite confirmée par le succès des autres Forums organisés ensuite. 

Son acceptation, spécialement en dehors du Brésil, n’a pas été, cependant, automatique ni facile, étant donné qu’elle innovait dans plusieurs aspects des pratiques politiques courantes. Peu à peu, toutefois, la Charte a été adoptée par un nombre croissant d’organisations qui se sont intégrées au processus des forums sociaux.

Les organisations brésiliennes ont aussi invité plus d’une cinquantaine d’organisations de différents pays, après le premier Forum, à constituer un Conseil international (CI) pour les appuyer dans la suite de leur démarche. Elles ont alors présenté la Charte de Principes à ce Conseil, qui l’a approuvée. Cette Charte est ainsi devenue une référence de base pour tout forum voulant s’intégrer aux FSM. Et le Conseil, aujourd’hui composé par autour de 130 organisations internationales, cherche a assurer la continuité de ce qui est déjà devenu – en fait et non seulement en tant que souhait – un processus continu d’articulations croissantes et multiples d’individus et d’organisations de la société civile du monde entier, appuyés ou non dans les évènements « forums », vers l’émergence d’une société civile planétaire. 

Une nouvelle culture politique, un nouveau bien commun de l’humanité

Les organisateurs brésiliens se sont peu à peu rendus compte qu’ils participaient en fait à une « invention politique » (). Les orientations qu’ils ont adoptés ne sont pas toutes entièrement mises en œuvre lors de l’organisation de forums sociaux un peu partout à travers le monde. 

Toute nouvelle culture politique se construit peu à peu, exigeant à la fois tant des nouvelles structures comme des changements personnels, à l’intérieur de chacun qui participe au processus, dans une perspective d’auto-formation. Mais cette construction se poursuit.

En resumant, ces orientations étaient les suivantes:- l’horizontalité dans les rapports entre participants ;- le refus d’un document final unique ; – l’auto-organisation des activités selon le rythme et la forme choisis par chacun ; – le respect de la diversité ; – l’ouverture de l’espace ; – la promotion de la multiplication des initiatives de tous genres ; – la possibilité de débattre d’enjeux politiques dans une ambiance de célébration plutôt que dans la dispute permanente et parfois cruelle, même entre alliés ; – la confiance mutuelle ;- la recherche constante de la transparence absolue ; – la discipline par conviction et non par obéissance à des commandements ; – la disposition à être au service des espoirs collectifs au lieu de lutter de façon permanente pour différents types de pouvoirs personnels ou de groupe ; – l’acceptation des insuffisances des autres et de ses propres limites ; – l’organisation en réseau où tous sont corresponsables tout en exerçant différentes fonctions plutôt que des structures pyramidales hiérarchiques pas toujours démocratiques ; – la prise de conscience de l’insuffisance des partis pour avancer dans la lutte politique ; – le dépassement de l’action politique qui se limite aux manifestations dans les rues.

Voilà en effet un ensemble de comportements et de perceptions peu communes dans le monde de l’action politique, jusqu’au surgissement des Forums Sociaux Mondiaux. Cette nouvelle culture politique, perçue comme le seul chemin pouvant mener effectivement à l’« autre monde possible », est sans doute en train de contribuer à la consolidation d’une éthique qui puisse assurer la continuité de l’espèce humaine et de la planète, dans la justice et dans la paix.

La dimension qui a pris le processus du FSM et les perspectives qu’il a ouvert posent cependant, et toujours, de nouveaux défis. Nous pouvions déjà reconnaitre que le FSM n’appartient et ne peut appartenir à personne, à aucun groupe, à aucun courant ou parti politique, et à aucun type d’organisation de la société civile en particulier. Nous pourrions peut-être même déjà affirmer que le processus FSM – comme une série de « places publiques » ouvertes de temps en temps partout dans le monde et comme des articulations qui s’ensuivent – est devenu un nouveau Bien Commun de l’Humanité, tout comme d’autres Biens Communs tel que l’eau, la terre, les connaissances, les cultures, le patrimoine génétique ou la santé. () 

Le Manifeste pour la Récupération des Biens Communs, qui a été une des propositions présentées lors du FSM 2009, à Belém au Brésil, faisait un appel à la lutte pour les « déprivatiser » et les « démarchandiser », en opposition à la tendance imposée par la logique capitaliste. Nous devons encore découvrir la meilleure façon de gérer ces Biens Communs, afin d’assurer leur protection au service de tous et leur continuité dans le temps, sans qu’ils s’épuisent.  Ce même défi se pose actuellement au Conseil international (CI) du FSM, chaque fois que celui-ci doit réfléchir et décider des suites à donner au processus des Forums. Espérons que l’imagination et les intuitions qui ont pu, jusqu’à présent, l’alimenter, puissent permettre de continuer à trouver les bons chemins à parcourir.

07/03/2010

19/09/2020

Brumadinho, Flamengo, Angra: e o bom senso? – Chico Whitaker

Inexiste a cultura de segurança em equipamentos

  • (publicado em 5 de março de 2019 na Folha de São Paulo)

Obras da usina  Angra 3, em Angra dos Reis, em 2011Obras da usina Angra 3, em Angra dos Reis, em 2011 – Eletronuclear/Divulgação

Tragédia em Brumadinho, três anos após Mariana. Desta vez foi mais duro: mais de 300 vidas perdidas. Causa, a mesma: descaso com a segurança em benefício do lucro. Onde ficam as vidas humanas na lógica do mundo econômico e político? 

Nem bem identificados os responsáveis, a morte absurda de dez meninos em um centro de treinamento de futebol. E os 242 jovens da boate Kiss? E o incêndio do Museu Nacional, carbonizando a memória do país? Como sempre: falta de fiscalização, laudos ignorados.

Não temos no Brasil uma cultura de segurança em equipamentos coletivos. Com isso, é assustador o que pode acontecer com uma das invenções mais perigosas da humanidade, que importamos: as “chaleiras” para produzir eletricidade com energia nuclear, chamadas usinas nucleares. Temos duas, em Angra dos Reis. E estão programadas Angra 3 e algumas mais em outras regiões. Mas o projeto de Angra 3 é de 1977. Elaborado, portanto, antes de três acidentes com derretimento do reator, até então tidos como impossíveis —nos EUA (Three Mile Island), na então União Soviética (Chernobyl) e no Japão (Fukushima).

Em qualquer outro país seria obrigatório adequar o projeto às normas da Agência Internacional de Energia Atômica pós-1979. Para os que sofrem suas consequências, tais acidentes são catástrofes. A explosão de uma usina nuclear não se esquece no prazo de um luto: a radioatividade disseminada matará durante décadas ou séculos quem for contaminado. Esses acidentes, quando acontecem, só “começam”. Por centenas de anos será interditada a presença humana num vasto território em Fukushima e Chernobyl. E fora dele a leucemia matará meninos e meninas e nascerão crianças malformadas. 

Em Angra 3, o bom senso fugiu para muito longe. Irresponsabilidade? Talvez insanidade, que nos espreita numa das bonitas praias do Sudeste. O drama poderá alcançar as duas maiores cidades do país, segundo determinem os ventos. 

A Eletronuclear conseguiu em 2010 o licenciamento de Angra 3, com seu projeto obsoleto, engavetando um parecer de engenheiros de segurança e uma recomendação do Ministério Publico Federal pela adequação do projeto. 

Há informações imprecisas e duvidosas sobre supostas adequações. Mas cabe perguntar, por exemplo: o edifício do reator terá, como deveria, três vezes mais solidez do que o do projeto de 1977, para que resista a eventuais explosões? 

Conluios entre empresas e governos sempre existem. Em Fukushima, apesar das recomendações dos cientistas, o muro contra tsunamis ficou com somente quatro metros. A onda veio com 15 metros e afogou os equipamentos de segurança de quatro reatores nucleares. 

Uma petição por uma auditoria de Angra 3 (change.org/usinanuclearnao) está correndo o mundo. Os milionários de Angra nem imaginam que podem perder suas mansões. Mas lá fora se sabe que acidentes nucleares não respeitam fronteiras. 

A nuvem radioativa que saiu de Chernobyl cobriu toda a Europa. A água que resfria os reatores fundidos de Fukushima contamina o Pacífico.

Chico Whitaker

Arquiteto e urbanista e membro da Comissão Brasileira de Justiça e Paz

19/09/2020

Angra 3: que 2018 nos favoreça – Chico Whitaker

(artigo escrito em 30/12/2017)

A pressão para que seja retomada a construção da usina nuclear de Angra 3 começa a crescer. Seus responsáveis, tendo à frente a Eletronuclear, construtora e administradora da usina, multiplicam as gestões em Brasília e organizam Seminários para obter apoios na região: um primeiro teve lugar em 4 de dezembro em Angra dos Reis, um segundo em 18 de Dezembro em Resende.

Contratada em 1983, a obra foi interrompida pouco depois. Em 2010 decidiu-se reiniciá-la, mas em 2016 ela foi novamente interrompida, por dificuldades financeiras do governo combinadas com a descoberta de corrupção na construção. Provavelmente, para os que fazem agora uma nova tentativa de construir a usina, o problema da corrupção foi superado com a condenação, na Lavajato, do então Presidente da Eletronuclear. E para seu financiamento certamente pretendem se valer das ofertas russas e chinesas, do lobby nuclear internacional que corteja os países menos atentos aos riscos dessa tecnologia.

Mas será que mais uma vez a obra será reiniciada sem se considerar, como já se fez no seu licenciamento em 2010, que o projeto de construção da usina é obsoleto quanto à segurança? Será que nem o Ministério Publico vai intervir, como o fez, infelizmente sem sucesso, em 2010?

Serão grandes os riscos criados. Elaborado na década de 70, no regime militar, o projeto não  podia evidentemente levar em conta o que se aprendeu com um acidente ocorrido no final dessa  década, em 1979, em Three Miles Island, nos Estados Unidos.  Esse acidente foi de um tipo novo, até então considerado impossível. Devido ao que hoje é chamado de “falhas múltiplas”, os operadores da usina perderam o controle da temperatura e da pressão no reator e ele fundiu.

Mais do que “severo”, como foi então denominado, esse tipo de acidente pode provocar uma catástrofe, como se verificou em caso similar em 1986 na União Soviética. A usina de Chernobyl explodiu, espalhando partículas radioativas. Enormes territórios foram interditados por centenas de anos para a atividade humana, milhares de pessoas foram evacuadas abandonando tudo que tinham, partículas radioativas provocaram e continuam a provocar grande número de mortes, muitas gerações serão ainda afetadas. Além disso uma nuvem radioativa cobriu toda a Europa. O Brasil chegou a importar leite radioativo da Irlanda…

A Agência Internacional de Energia Atômica – AIEA se viu evidentemente obrigada a editar normas para evitar tais acidentes ou pelo menos mitigar seus efeitos. Um mínimo de responsabilidade exigiria de nossas autoridades que readequassem o projeto de Angra 3 a essas normas. Foi isso o que disse em seu parecer um engenheiro de segurança da Comissão Nacional de Energia Nuclear – CNEN, solicitada a emitir um novo licenciamento. Mas esse parecer, revisto e assinado por um colega de mesmo nível e da mesma área e aprovado pelo chefe de ambos, foi simplesmente engavetado. E o licenciamento foi indevidamente concedido.

Em março de 2011, pouco depois desse licenciamento, um terceiro “acidente severo” ocorreu, desta vez no Japão, em Fukushima. Explodiram três reatores, com consequências como as de Chernobyl. Nem assim nossas autoridades reviram sua decisão de reiniciar a obra sem readequar o projeto que estão pretendendo nos impor agora.

Vale lembrar a mensagem de um assessor do governo alemão em segurança nuclear aos participantes do Seminário Internacional realizado em outubro de 2016, no Senado Federal, sobre as lições da experiência mundial no nuclear: toda usina nuclear tem outra de projeto similar como referencia; a de Angra 3 é a de Grafenrheinfeld, na Alemanha; ora, essa usina foi uma das primeiras desativadas quando esse país abandonou, por questões de segurança, a opção nuclear para produzir eletricidade. Segundo esse especialista, nos dias de hoje uma usina como essa nunca seria licenciada e construída em seu país.

Não é difícil encontrar a relação entre essa grave irresponsabilidade funcional e a corrupção. A Andrade Gutierrez, contratada para a construção, vinha repassando propinas ao Presidente da Eletronuclear para assegurar aditivos ao contrato firmado em 1983. Mas ela poderia perder esse contrato, por mudança de objeto, se a revisão fosse realizada. Nesse quadro, caberia perguntar se o esforço midiático em curso para reconstruir a imagem desse Presidente, como um herói nacional vítima de interesses estrangeiros, não é senão uma cortina de fumaça para encobrir o licenciamento indevido.

Nós, no Brasil, longíssimo de Chernobyl e Fukushima, avaliamos com dificuldade as consequências dos “acidentes severos”. E na infelicidade de que um acidente desse tipo venha a ocorrer na usina de Angra 3, os afetados por ele não serão somente os moradores da região, mas também os do Rio ou de São Paulo, se os ventos assim o decidirem…

Não resta senão desejar que, neste ano de 2018, não nos mantenhamos silenciosos. A questão não é técnica, econômica ou política. É uma exigência de cuidado com a vida humana.

30/12/2017

16/09/2020

Una propuesta concreta – Chico Whitaker

(also in english. below)

Creo que estamos todos de acuerdo con el suceso del encuentro de las organizaciones y movimientos sociales invitados por el CI del FSM para un diálogo sobre lo que hacer frente a los grande desafíos del mundo de hoy y sobre cual sería la utilidad del FSM para ayudarnos a superarlos. Congratulaciones  a todos que lo han organizado y conducido. Me gustaría saludar en particular Hector por dos de sus intervenciones, al principio clarificando el sentido de lo que hacíamos y al final afirmando que no se puede tratar el FSM  como un fin en si mismo sino que como un instrumento al servicio de nuestros movimientos y organizaciones.

Pero no nos engañemos a nosotros mismos: no ha sido aún un diálogo sino que la presentación de lo que cada uno piensa y de informaciones sobre lo que cada uno hace. El número de participantes, que exigía que cada uno hablara una sola vez y por no más que tres minutos, impide que se profundicen las cuestiones y se hagan intercambios. Roberto Savio lo ha recordado en su intervención, como hace tiempo lo hace refiriendo-se a nuestras reuniones del CI. Pero ha sido importante que todos los que han alcanzado a hablar lo hayan hecho tranquilamente, aunque sepamos que existen muchas divergencias entre un cierto número de miembros del CI.

Es sobre este punto que me permitiría hacer una sugerencia, para que los diálogos sean reales y no persistan malentendidos que dividen – lo que es exactamente el inverso de lo que busca el FSM desde su creación: la construcción de la unidad – en la diversidad y autonomía y en el respeto mutuo – y la construcción de articulación entre las acciones y de la solidaridad de los que quieren cambiar el mundo. Concretamente, mi sugerencia es que aprovechemos más los instrumentos de inter-comunicación virtual que la pandemia nos hizo descubrir y aprender a utilizar, como ya lo estamos haciendo con los grupos de trabajo visando el próximo FSM.

Estas “salas virtuales de reunión” son utilizadas hace mucho tempo por los que dominan el mundo. Cuando el número de participantes es menor, ellas abren la posibilidad de reales diálogos y de profundización de lo que se discute.  Lo que propongo ahora es que las abramos para debater temas que están exigiendo debates esclarecedores, con calma y tiempo para eso. Hay aplicativos de bajo costo o mismo sin costo que pueden se accionados de forma descentralizada y permiten que, sin nos dislocarnos en largos y costosos viajes, podamos quedarnos más de dos horas a discutir, cada uno hablando varias veces todo lo que sea necesario.

Hago esta propuesta basado también en mi experiencia con los compañeros y compañeras del movimiento antinuclear brasileño. Gente de todo el país se reúne regularmente todas las semanas ya hace más de cuatro meses, de lo que resultan muchas iniciativas y se profundiza la discusión de estrategias y alianzas a buscar. E ya lo empezaremos a hacer al nivel mundial, en la preparación de nuestro foro social temático, el Fórum Social Mundial Antinuclear, cuya quinta edición estaba prevista para realizarse este año en Argentina.

Hay temas del FSM que están exigiendo discusiones internas al CI, para que sepamos exactamente lo que vemos por detrás de las palabras que utilizamos en los textos escritos que intercambiamos. Hay diferencias de entendimiento que surgieron en las vísperas del encu­­entro, como sobre el extractivismo, asi como otras bien antiguas que resurgieran ahora, como la de la relación del FSM con los partidos políticos. Pero hay muchas que son relativamente nuevas e ya provocan malentendidos, como por ejemplo el concepto de sujeto político, que algunos últimamente utilizan con frecuencia. O la noción de espacio abierto, que viene desde la creación del FSM. O la noción de diversidad. O de estrategia. Sobre estrategia, ¿ que es? ¿ de quienes? ¿ de los movimientos? ¿ del FSM? ¿ de como el FSM puede expandir-se en aquellas áreas del mundo en que no ha llegado o no alcanzo? Demostración de esto es el número bastante menor de participantes de Asia y de África en nuestro encuentro de sábado. ¿ Que significa tener prioridades en un proceso en que no existe una dirección única que defina lo que es más importante? ¿ Que deberán hacer en este caso los que actúan en cosas que “no son importantes”? ¿ El modo de decisión de consenso es el mejor? ¿ Que es lo que entendemos por acción política o mismo por política? ¿ Y considerando los que quieren cambiar la Carta de Principios, que cambios concretos proponen? ¿ Como hacer para legitimar tales cambios, ya que el CI que la ha adoptado ya no es lo mismo?

Considero que hay que empezar un proceso de ese tipo de discusión en grupos – si hay muchos interesados en cada tema podemos dividir-nos por lengua – para en seguida juntar las conclusiones. Estamos nos arriesgando a grandes divisiones y rupturas si mantenemos nuestra intercomunicación solo por textos escritos, que no todos tienen tiempo y habilidad para escribir.

Ahora mismo, en el pos encuentro, multiplican-se los textos, largos y en varias lenguas, de una de nuestras compañeras que tiene esa habilidad y tiempo para eso. Parece que se siente en la obligación de comentar, en nombre de todos los que a apoyan, todo lo que otros digan contrarios o no a su punto de vista. Tiene todo el derecho de hacerlo. Pero por veces juzga la opinion de los otros como inadmisible. Otras veces edulcora sus críticas para mostrar que está dispuesta a dialogar. Pero siempre lo hace desde arriba, como un profesor que sabe todo así como lo que es bueno y lo que es malo. En uno de esos textos acusa tan increíblemente y con tantas falsedades los que llama de “padres del foro” que yo mismo he concluido – como seguramente lo harán los que entren ahora en relación con el FSM y lleguen a leerla – que estos señores, aunque hayan creado algo bueno, son personas muy malas y malintencionadas. Y se refiriendo a una de sus discrepancias con ellos, termina mostrando lo que entiende por diálogo: “En ese punto, claramente han perdido”. En este caso, siento mismo un poquito de rabia en su manera de exprimirse, como si hubiera sido acometida de la enfermedad fatal de la izquierda: engañar-se en cuanto a quien es su enemigo.

Nadie tiene tanto tiempo para contestar por escrito punto por punto todo lo que dice, lo que será necesariamente largo, impidiéndonos de discutir otros desafíos, como lo que la humanidad ya está viviendo con una máquina mundial de producción cuyo ritmo está llevando a un nivel de predación de la naturaleza que pone en riesgo las condiciones mismas de vida en nuestro planeta. ¿ Que nos espera en el pos pandemia, después de una experiencia como esta, que nunca el mundo ha vivido? ¿ Como estará nuestra consciencia de lo que es esencial y de lo que es superfluo en nuestras condiciones de vida? ¿Y cómo veremos la manera de detener los mecanismos que crean desigualdad social, que la pandemia ha visibilizado tan claramente en países como el Brasil?

Mejor entonces que comencemos a hablar en “salas virtuales”, en que podamos vernos cara a cara, en el respeto mutuo, buscando construir y no destruir. No tengo ilusiones de que no habrá tantos malentendidos. Pero hay más gente que quiere un real dialogo que los que preferirían expurgar los que discrepan. Para mí, de destrucción ya basta  la que estamos tristemente experimentando en Brasil por la acción del bando de criminales que asumió el poder.

15/09/2020

A concrete proposal

Chico Whitaker

I believe that we all agree with the success of the meeting of the organizations and social movements invited by the WSF IC for a dialogue on how to face the great challenges of today’s world and what is the usefulness of the WSF to help us to overcome them. Congratulations to everyone who has organized the meeting and led it. I would like to greet Hector in particular for two of his interventions, initially clarifying the meaning of what we were doing and in the end stating that FSM cannot be treated as an end in itself but as an instrument at the service of our movements and organizations.

But let us not deceive ourselves: it has not yet been a dialogue but the presentation of what each one thinks and information about what each one does. The number of participants, which required everyone to speak only once and for no more than three minutes, prevents the issues from deepening and exchanges. Roberto Savio recalled this, as he has always said referring to our IC meetings. But it has been important that everyone who could speak has done it with tranquility, even if we know that there are many divergences between a certain number of IC members.

It is on this point that I would allow me to make a suggestion, so that the dialogues are real and that there are no misunderstandings that divide – which is exactly the inverse of what the FSM seeks since its inception: the construction of unity – in the diversity and with autonomy and mutual respect – and the construction of articulations between the actions in the solidarity of those who want to change the world. Specifically, my suggestion is that we take more advantage of the instruments of virtual inter-communication that the pandemic made us discover and learn to use, as we are already doing with the working groups towards the next FSM.

These “virtual meeting rooms” have long been used by those who dominate the world. When the number of participants is smaller, they open up the possibility of real dialogue and deepening of what is being discussed.  What I am proposing now is that we open them up to discuss issues that are demanding enlightening debates, calmly and timely for that. There are low-cost or even free applications that can be operated in a decentralized manner and allow us, without dislocations in long and expensive trips, to stay more than two hours to discuss, each one speaking several times as much as necessary.

I make this proposal based also on my experience with the colleagues of the Brazilian anti-nuclear movement. People from all over the country meet regularly every week from more than four months ago, resulting in many initiatives and deepening the discussion of strategies and alliances to look for. And we will start doing it globally, in the preparation of our thematic social forum, the Antinuclear Global Social Forum, the fifth edition of which was scheduled to take place this year in Argentina.

There are FSM topics that are demanding internal discussions of the IC, so that we know exactly what we see behind the words we use in the written texts we exchange. There are differences of understanding that arose on the eve of the reunion, such as about extractivism, as well as other well-old ones that resurface now, such as that of the WSF’s relationship with political parties. But there are many who are relatively new and already cause misunderstandings, such as the concept of a political subject, which some use frequently. Or the notion of open space, which has come from the creation of the FSM. Or the notion of diversity. Or strategy. About strategy, what is it? of whom? movements? FSM? how can the FSM expand into those areas of the world where it has not arrived? Demonstration of this is the rather smaller number of participants from Asia and Africa in our Saturday meeting. What does it mean to prioritize issues in a process where there is no single direction that defines what is the most important? In this case, what should do those who act on things that are “not important”? Are the consensus mode of decisión the best one to be used? What do we mean by political action or politics itself? And considering those who want to change the Charter of Principles, what concrete changes do they propose? How to legitimize such changes, since the IC that has adopted it is no longer the same?

I believe that we must begin this kind of group discussion – if there are many interested in one topic we can divide-us by language, and then put the conclusions together. We are risking large divisions and breakups if we maintain our intercomucation only through written texts, which not all have time and ability to write.

Right now, in the post-encounter, we see the multiplication of texts, long and in several languages, of one of our companions who has that skill and time. It seems that she feels obliged to comment, on behalf of all her supporters, everything others say contrary or not to her point of view. She has absolutely right to do so. But sometimes she judges the opinion of others as inadmissible. Other times she edulcorates her critics to show that she is willing to dialogue. But she always does it from above, like a teacher who knows everything as well as what’s good and what’s bad. In one of these texts she accuses so incredibly and with so many falsehoods what she calls the “forum fathers” that I myself have concluded – as those who now enter in relation with the FSM and come to read her texts will do – that these gentlemen, even if they have created something good, are very bad and malicious people. And referring to one of her disagreements with them, she ends up showing what she means by dialogue: “At that point, they have clearly lost.” In this case, I feel even a little anger in her way of saying things, as if she had been attained by the fatal disease of the left: to make an error on who is the enemy.

No one has so much time to answer point by point everything she says, which will necessarily be long, preventing us from discussing other challenges, such as the one humanity is already facing with a global machine production whose pace is leading to a level of predation of nature that puts at risk the very living conditions on our planet. What awaits us in the post pandemic, after an experience like this, that the world has never lived? Which will be our awareness of what is essential and what is superfluous in our living conditions? And how we will see the way to stop the mechanisms that create social inequality, that the pandemic has made so clearly visible in countries as Brazil?

Anyhow, it will be berter that we start talking in “virtual rooms,” where we can meet face-to-face, in mutual respect, looking to build and not destroy. I have no illusions that there won’t be so many misunderstandings.  But there are more people who want real dialogue than those who would rather expurgate those who disagree. For me, it is enough the destruction that we are sadly experiencing in Brazil with the action of the criminal group that assumed power.

15/09/2020

25/08/2020

Covid 19 e mortes evitáveis: qual o poder dos “sem poder?“ – Chico Whitaker

Publicado na Carta Capital em 18082020

https://www.cartacapital.com.br/opiniao/covid-19-e-mortes-evitaveis-qual-o-poder-dos-sem-poder/

Somos muito no Brasil a nos consternamos com as 100.000 mortes de brasileiras e brasileiros em decorrência da Covid 19, o que coloca nosso pais entre os mais por ela atingidos no mundo. Surgem com isso muitos artigos e declarações tentando acordar quem esteja num sono letárgico e passe a reagir à aceitação silenciosa dessa tragédia, ou seja, à “normalização” desse fato. Mas ”la nave va” como diria Fellini, enquanto os entendidos no assunto nos dizem que o número de mortos dobrará nos próximos meses.

O que é estarrecedor é que talvez a metade dessas mortes tenha sido provocada pelo próprio governo, intencionalmente ou não – isto o decidirão um dia os Tribunais Internacionais ou a Historia – com seu Ministério da Saúde desarticulado e um Presidente da República repetindo ele mesmo, pessoalmente, atos e palavras que confundem a população sobre o modo de enfrentar a doença. Ou seja, a metade das mortes ocorridas ou a ocorrer seriam evitáveis se quem preside o país não fosse tão perverso.

 Mas cresce por isso o número de consternados que estão finalmente começando também a se indignar com esse personagem que procura induzir nosso povo – especialmente os mais pobres, que são outra triste maioria – a aceitar com naturalidade que “todos um dia vamos morrer”… Ao mesmo tempo em que vai se firmando o único remédio para a aflitiva situação a que fomos empurrados: afastá-lo do poder – Fora Bolsonaro – e com ele todos os que irresponsavelmente o auxiliam em sua obra macabra.

  Nessa tendência se situa a petição lançada pelo CEBI – Centro de Estudos Bíblicos, com o mesmo titulo deste artigo, há pouco mais de uma semana, na plataforma Change ( https://www.change.org/Maia-queremos-impeachment-já  ). Com o titulo “100​.​000 mortos? Estamos consternados e indignados!”, elaestá dirigida a outro personagem que está também merecendo uma crescente indignação: o Presidente da Câmara dos Deputados. Nas gavetas de sua mesa há mais de 50 pedidos de impeachment do Presidente da Republica, assinados pelos mais diversos setores, de juristas a movimentos sociais, a que ele não dá seguimento. 

Essa ação de pressão politica sobre o Parlamento está ao nosso alcance, enquanto cidadãos e cidadãs “sem poder” – já que aqueles que o tem, ou almejam tê-lo, estão mergulhados nos cálculos eleitorais das próximas eleições municipais. Ou, pior, estão se articulando somente para as eleições presidenciais de 2022, como se fosse “natural” que, enquanto isso, muitos de nós possamos morrer pela ação ou omissão de um governo que, se pensarmos só em 2022, durará até essa data.

A expressão  “sem poder” foi cunhada por Vaclav Havel, um dramaturgo checoslovaco que entrou na politica na chamada “Primavera de Praga” – um processo iniciado no seu país por dirigentes comunistas “reformistas”e militantes de seu partido “dissidentes” ou “não conformistas”, visando descentralizar a economia do país, assegurar mais direitos aos cidadãos e cidadãs assim como liberdade de imprensa, de expressão e de organização – para construir um “socialismo com rosto humano” como o que ainda hoje sonham muitos de nós. Mas essas reformas foram interrompidas com a invasão da Checoslováquia por tanques e soldados soviéticos.

Era o ano de 1968, marcado por protestos da juventude em todo o mundo contra regimes autoritários e contra diferentes tipos de opressão, com manifestações famosas como as de maio na França. Eles ocorreram também no Brasil, com manifestações estudantis contra a ditadura militar. Aqui, a resposta do poder instalado veio em dezembro, com o AI 5 de triste memoria, sem a ajuda de tanques norte-americanos. 

A invasão soviética da Checoslováquia encerrou a “Primavera”, mas foi impedida de massacrar os “dissidentes” – como ocorrera na Hungria 12 anos antes – exatamente porque muitíssimos cidadãos e cidadãs “sem poder” resistiram de forma não violenta, desacorçoando os invasores. Entre suas ações auto-organizadas, houve desde as artesanais mas de muita gente – como por exemplo as dos que, comunicando-se por radio amadores, invertiam as placas nas estradas para que os tanques fossem levados a errar o caminho para Praga e voltassem para Moscou. E entre as mais massivas, uma greve geral combinada com a divulgação de um decálogo da não cooperação com os invasores: não sei, não conheço, não direi, não tenho, não sei fazer, não darei, não posso, não irei, não ensinarei, não farei!

Infelizmente nada disso impediu que a ameaça da força bruta se impusesse, nem mesmo o suicídio do jovem Jan Palach, que se imolou com fogo numa praça para protestar contra o fim das liberdades que estavam sendo conquistadas. Mas Havel e os outros “dissidentes” continuaram lutando. E em 1977 ele escreveu o Manifesto 77, com outros intelectuais com os quais amargou, por isso, cinco anos de prisão. Sua luta foi vitoriosa somente em 1989, no mesmo ano em que caia o Muro de Berlim. E eleições gerais levaram Dubcek – o Presidente “reformista” obrigado a renunciar em 1968 – a presidir o Parlamento e Havel a presidir o país.

Logo depois do manifesto, em outubro de 78, Havel escrevera outro texto: “O poder dos sem poder”, com o que aprendera nas lutas não violentas durante e depois da “Primavera”. Era um texto de esperança, que mobilizou os ativistas de seu pais e de outros países, como os que criaram na Polônia em 1980 o Sindicato Solidariedade.

Poderemos nós também ser mobilizados, ao descobrirmos que é só aparente a impotência dos “sem poder”? Seremos capazes de conseguir, por meios artesanais e outros, que milhões de brasileiros assinem a petição lançada pelo CEBI e ela surta efeito?

14/08/2020

25/08/2020

Naturalizando o inaceitável? – Chico Whitaker

Publicado na Folha de São Paulo em 25/07/2020

https://www1.folha.uol.com.br/opiniao/2020/07/naturalizando-o-inaceitavel.shtml

25.jul.2020 às 8h00

Estamos ocupados —de todas as formas que o isolamento deixa ao nosso alcance —na resistência à destruição em curso de instituições, leis, normas, serviços e direitos reconquistados depois do regime militar de 1964.

Ainda mais depois que o Ministro do Meio Ambiente —que vá logo embora, pede-se no Brasil e no exterior—declarou, com todas as letras, em reunião ministerial, que essa destruição, anunciada por Jair Bolsonaro diretamente em Washington quando iniciou seu desgoverno, segue agora uma estratégia: todos estão preocupados com a pandemia; é o bom momento para “passar a boiada”.

Todos os dias a internet me informa sobre o número de mortes, muitas evitáveis, do dia anterior. Evitáveis porque devidas ao não uso dos recursos destinados ao combate à Covid-19 e causadas pela confusão intencionalmente criada sobre como enfrentá-la. Mas tenho que passar imediatamente a cumprir tarefas em outras lutas sociais.

https://f.i.uol.com.br/fotografia/2020/07/24/15956388945f1b846e351c6_1595638894_3x2_md.jpg

O arquiteto e urbanista Chico Whitaker em foto de 2003 – Juca Varella/Folhapress

Estaria me acostumando com a necropolítica do chefe do bando de criminosos e doentes mentais que ganhou a eleição, prometendo matar e matar mais “vermelhos” e “diferentes” do que o fez a ditadura? Estaria eu “naturalizando” o inaceitável?

De fato é a mesma banalização da escravidão de negros que nossos ascendentes brancos fizeram durante séculos. Que levou a que hoje aceitemos sem maiores dificuldades éticas o racismo e a escandalosa desigualdade social que caracterizam nosso país, vitimando majoritariamente os descendentes desses escravos.

Na verdade, deveríamos deixar de lado por um momento as outras lutas e nos concentrarmos, até tirar da Presidência, imediatamente se possível —fora, Bolsonaro—, esse desvairado sem nenhuma compaixão pelos seus semelhantes.

Por causa dele a cada dia que passa morre mais gente, que conhecemos e muitos mais que não conhecemos —mas são também gente, como nós. Segundo imagem do diretor do Instituto Butantã, o número de óbitos diários em São Paulo, o estado mais rico e mais desigual do país, é o mesmo provocado pela explosão de um Boeing 747 por dia.

E ele completa: é um desastre que pode vir a se repetir até o fim do ano. No Brasil como um todo ocorre agora uma morte por minuto. Nessa estatística macabra, provavelmente o país logo passará ao primeiro lugar no mundo.

  1. Ativistas da ONG Rio de Paz, entidade de defesa dos direitos humanos, abrem covas na praia de Copacabana para chamar a atenção para as mortes causadas pela Covid-19 no país

Ativistas da ONG Rio de Paz, entidade de defesa dos direitos humanos, abrem covas na praia de Copacabana para chamar a atenção para as mortes causadas pela Covid-19 no país Pilar Olivares/Reuters

Será que nossos representantes no Congresso serão os últimos a acordar e descobrir que estão também se tornando responsáveis por esse descalabro ao não votarem o impeachment de Bolsonaro por crimes de responsabilidade, ou seu imediato afastamento por crimes comuns?

Já nem precisamos que o STF ou o procurador-geral da República façam alguma coisa. Já há dezenas de pedidos de impeachment nas gavetas da Câmara, apoiados pela grande maioria dos brasileiros, que só não enchem as ruas para o exigir por causa da pandemia —que desse ponto de vista parece ter sido provocada pessoalmente pelo Diabo.

Acordos de cúpula, obtidos por estratégias espúrias do chefe do bando —usando a mesma tradicional corrupção no Legislativo— tentam mantê-lo no poder até 2022, enquanto interesseiros já se ocupam intensamente das eleições municipais deste ano.

Será que aceitaremos tudo isso, ou que se espere a derrota de Trump, que derrubará também Bolsonaro, enquanto a cada minuto que passa morre mais um de nossos irmãos e irmãs, jovens e velhos, negros e indígenas, pobres principalmente? Acordemos todos. Já é quase tarde demais.

TENDÊNCIAS / DEBATES
Os artigos publicados com assinatura não traduzem a opinião do jornal. Sua publicação obedece ao propósito de estimular o debate dos problemas brasileiros e mundiais e de refletir as diversas tendências do pensamento contemporâneo.

Chico Whitaker – Arquiteto e urbanista e membro da Comissão Brasileira de Justiça e Paz

25/07/2020

Naturalizando o inaceitável?

Acordemos todos; já é quase tarde demais

Chico Whitaker

Arquiteto e urbanista e membro da Comissão Brasileira de Justiça e Paz

Estamos ocupados —de todas as formas que o isolamento deixa ao nosso alcance —na resistência à destruição em curso de instituições, leis, normas, serviços e direitos reconquistados depois do regime militar de 1964.

Ainda mais depois que o Ministro do Meio Ambiente —que vá logo embora, pede-se no Brasil e no exterior—declarou, com todas as letras, em reunião ministerial, que essa destruição, anunciada por Jair Bolsonaro diretamente em Washington quando iniciou seu desgoverno, segue agora uma estratégia: todos estão preocupados com a pandemia; é o bom momento para “passar a boiada”.

Todos os dias a internet me informa sobre o número de mortes, muitas evitáveis, do dia anterior. Evitáveis porque devidas ao não uso dos recursos destinados ao combate à Covid-19 e causadas pela confusão intencionalmente criada sobre como enfrentá-la. Mas tenho que passar imediatamente a cumprir tarefas em outras lutas sociais.

O arquiteto e urbanista Chico Whitaker em foto de 2003 – Juca Varella/Folhapress

Estaria me acostumando com a necropolítica do chefe do bando de criminosos e doentes mentais que ganhou a eleição, prometendo matar e matar mais “vermelhos” e “diferentes” do que o fez a ditadura? Estaria eu “naturalizando” o inaceitável?

De fato é a mesma banalização da escravidão de negros que nossos ascendentes brancos fizeram durante séculos. Que levou a que hoje aceitemos sem maiores dificuldades éticas o racismo e a escandalosa desigualdade social que caracterizam nosso país, vitimando majoritariamente os descendentes desses escravos.

Na verdade, deveríamos deixar de lado por um momento as outras lutas e nos concentrarmos, até tirar da Presidência, imediatamente se possível —fora, Bolsonaro—, esse desvairado sem nenhuma compaixão pelos seus semelhantes.[ x ]

Por causa dele a cada dia que passa morre mais gente, que conhecemos e muitos mais que não conhecemos —mas são também gente, como nós. Segundo imagem do diretor do Instituto Butantã, o número de óbitos diários em São Paulo, o estado mais rico e mais desigual do país, é o mesmo provocado pela explosão de um Boeing 747 por dia.

Ativistas da ONG Rio de Paz, entidade de defesa dos direitos humanos, abrem covas na praia de Copacabana para chamar a atenção para as mortes causadas pela Covid-19 no país
A

(Ativistas da ONG Rio da Paz abrem covas na praia de Copacabana para chamar a atenção para as mortes causadas pela Covid 19 Foto Pilar Olivares/Reuters)

Será que nossos representantes no Congresso serão os últimos a acordar e descobrir que estão também se tornando responsáveis por esse descalabro ao não votarem o impeachment de Bolsonaro por crimes de responsabilidade, ou seu imediato afastamento por crimes comuns?

Já nem precisamos que o STF ou o procurador-geral da República façam alguma coisa. Já há dezenas de pedidos de impeachment nas gavetas da Câmara, apoiados pela grande maioria dos brasileiros, que só não enchem as ruas para o exigir por causa da pandemia —que desse ponto de vista parece ter sido provocada pessoalmente pelo Diabo.

Acordos de cúpula, obtidos por estratégias espúrias do chefe do bando —usando a mesma tradicional corrupção no Legislativo— tentam mantê-lo no poder até 2022, enquanto interesseiros já se ocupam intensamente das eleições municipais deste ano.

Será que aceitaremos tudo isso, ou que se espere a derrota de Trump, que derrubará também Bolsonaro, enquanto a cada minuto que passa morre mais um de nossos irmãos e irmãs, jovens e velhos, negros e indígenas, pobres principalmente? Acordemos todos. Já é quase tarde demais.

TENDÊNCIAS / DEBATES
Os artigos publicados com assinatura não traduzem a opinião do jornal. Sua publicação obedece ao propósito de estimular o debate dos problemas brasileiros e mundiais e de refletir as diversas tendências do pensamento contemporâneo.

Publicado em https://www1.folha.uol.com.br/opiniao/2020/07/naturalizando-o-inaceitavel.shtml

27/06/2020

Carta aos pernambucanos – Chico Whitaker

Depois que o Prefeito de Angra dos Reis mandou dizer aos pernambucanos que era muito bom fazer mais seis usinas nucleares na beira do São Francisco, mandei a eles a carta abaixo:

Aos meus amigos de Pernambuco

Tem razão o Prefeito de Angra. Uma usina nuclear é uma enorme construção muito bonita. Que oferece emprego a muitos trabalhadores para ser construída e depois empregos para funcionar – embora bem menos.

O grande problema, que ele parece ignorar, é que essas usinas são monstros adormecidos. Que tem que ser permanentemente alimentados com o pior veneno que os seres humanos conseguiram descobrir nas profundezas da terra: o urânio radioativo, que há os que o chamem de dragão da maldade. Os técnicos que cuidam do monstro colocam esse urânio no seu estômago, sob a forma de toneladas de pastilhas, enriquecidas com átomos quebráveis. Seu aparelho digestivo quebra então esses átomos, o que produz muito calor – tais átomos são portanto o combustível do reator nuclear. Este calor ferve a agua que está no estômago do monstro, e seu vapor move turbinas que criarão eletricidade. Como os pequenos dínamos que fazem com que se acendam as luzes de nossas bicicletas.

Mas já ai, o que parece ter sido uma descoberta genial começa a criar problemas. Um deles desmonta o mito de que essas usinas são a forma mais limpa de se produzir eletricidade. Porque que enquanto dorme o monstro também defeca. E são toneladas de pedaços dos átomos de urânio quebrados, já transformados em diferentes tipos de partículas mais venenosas do que o urânio que o monstro comeu, tirados do seu estomago uma vez por ano. Como o césio-137, do qual só 19 gramas mataram tanta gente em Goiânia, a partir de 1987. Ou como o plutônio, muitíssimo radioativo: um grama de plutônio mata quase imediatamente a pessoa que ele contamine. A metade de sua massa leva 24.100 anos para se desmanchar (o que tecnicamente se chama de sua “meia vida”).

Ou seja, uma usina nuclear não é como outras usinas de eletricidade. Nelas se lida com coisas muito perigosas. Que são as mesmas das bombas atômicas. E basicamente com a mesma tecnologia. Elas produzem duas coisas ao mesmo tempo: eletricidade e dejetos chamados de lixo atômico. Do qual pode ser separado o plutônio, que se tornou o combustível preferido para bombas.  O que nos faz desconfiar do interesse dos militares em usinas nucleares…

Mas este lixo mais do que sujo – uma herança maldita que já estamos legando para varias gerações de nossos descendentes, com as mais de 400 usinas existentes no mundo o produzindo continuamente – é um real pesadelo: ainda não se descobriu, em parte nenhuma do planeta Terra, onde escondê-lo com segurança durante milhões de anos, talvez pela eternidade… Mas os técnicos muito sabidos (somente em física e engenharia nuclear) que nos querem impingir esses monstros não se mostram muito preocupados. Nem levantam o assunto na propaganda mentirosa do seu comercio.

Mas, digamos, tudo bem enquanto esses monstros permanecem dormindo: tudo que defecam é imerso em grandes piscinas, de onde não sai nem cheiro – aliás se saísse não saberíamos porque radiações não tem cheiro. O problema é que a água dessas piscinas tem que ser permanentemente refrigerada. Isso também não nos contam… Porque as partículas do combustível usado que está nelas continuam se quebrando naturalmente e, portanto, produzindo muito calor. E podem explodir se por falta de sorte sua refrigeração parar… Por isso os desalmados que constroem esses monstros derramam promessas e fortunas às prefeituras (como aqui no Brasil em Angra dos Reis e nos municípios vizinhos), para que elas nos convençam a aceita-los dormindo em nosso quintal, emporcalhando-o com suas evacuações sem que nem o percebamos.  

Mas ai de nós se os monstros acordam… Eles então mostram que são uma das invenções mais terríveis de cientistas frios e inconsequentes. Ao acordar eles vomitam tudo que engoliram e ainda está em seu estômago, com os muitos diferentes nomes das partículas em que o urânio se transformou. Os moradores da vizinhança tem então que fugir correndo, mal toquem as sirenes. Deixando para trás suas casas com tudo que tinham, rapidamente contaminado com o vômito do monstro. Porque as partículas radioativas que ele contém são invisíveis, não tem cor, não zumbem nem doem ao nos alcançarem. Só se vai saber, às vezes muitos anos depois, quem foi por elas contaminado, quando cânceres surgem não se sabe como no nosso corpo, quando menos se espera.

Se ele acordar ele próprio explodindo, muitos mais ainda serão atingidos pelo vômito, espalhado por nuvens que o vento levará onde quiser, a grandes distancias, sem que ninguém possa controlar. A radioatividade assim disseminada matará sem apelação ainda muito mais gente durante milhares de anos…

Mas, apesar disso tudo, até que dá para conviver muito tempo com o monstro, que é muito discreto e silencioso enquanto dorme. Pelo menos foi o que disse o Prefeito de Angra dos Reis.  Basta não acordá-lo e ficar aproveitando o dinheiro que seu irresponsável construtor distribui, até para coisas às quais nunca teríamos acesso. Mas quem viu uma sala de controle de uma usina sabe que essa paz é enganadora. É extremamente complexo o cuidado com a saúde do monstro. Não bastam enfermeiros ou enfermeiras dedicados. É preciso uma equipe de “operadores”, que arriscam ali dentro dele suas vidas, revezando-se dia e noite. Protegidos por vestimentas especiais, máscaras e luvas e mesmo escafandros para não receberem radiações.

Nessa sala dezenas de relógios, telas e mostradores indicam permanentemente a temperatura e a pressão do monstro, enquanto outros providenciam veneno suficiente para encher seu estomago. Uma falha no sistema ou uma pequena peça que se estraga, combinada com um descuido, complica de repente as coisas. Ou uma manutenção mal pensada dos aparelhos que mantem aquele corpo imenso em vida. Como aconteceu nos Estados Unidos e na União Soviética. Ou um acidente natural do lado de fora, um deslize de terra, como pode acontecer em Angra dos Reis. Uma inundação imprevista, como aconteceu no Japão. Ou mesmo a queda de um avião exatamente sobre a usina, por puro acaso ou intencional, como se temeu que acontecesse na Alemanha, quando um piloto suicida de um avião de linha fez cair seu avião numa região em que havia varias usinas. Hoje em dia até drones armados podem surgir não se sabe de onde…

Ou seja, o monstro adormecido pode inesperadamente acordar. E se levanta rápida e imediatamente, quando acorda. E se movimenta em segundos, apesar de todo o seu peso. O incontrolável toma então conta de tudo. E uma catástrofe social e ambiental acontece, como em Chernobyl e em Fukushima. Por mínima que seja, essa possibilidade existe. Não podemos nos esquecer que não há obra humana 100% segura.

Os efeitos de um desastre nuclear desse tipo só estarão começando a acontecer, no momento do desastre. Nesse mesmo momento é relativamente pequeno o numero dos que são vitimados. Mas esse número aumenta continuamente e muito, por muito tempo. Porque  ele espalha um quantidade enorme de partículas radioativas, que nos atingem silenciosamente, sem que nem o percebamos. Não será um acidente como outros. Em Fukushima, temeram que todo o país desaparecesse, quando três de seus monstros adormecidos acordaram e explodiram…

É preciso muita inconsciência para se aceitar uma usina nuclear em seu quintal. Mas a grande maioria das pessoas está pouco informada da realidade desses monstros. Aceita os argumentos e se deixa enganar pela enorme propaganda dos criminosos que os vendem, com interesses e intenções escondidas.

Um abraço do Chico Whitaker, um cidadão a quem um dia contaram tudo isso.

(25/10/2019)

24/06/2020

Objeção de consumo – uma necessidade ambiental – Chico Whitaker

(Este artigo foi escrito para ser publicado no jornal O Clima, do movimento Fridays for Future, no Brasil, depois de uma Roda de Conversa de que participei dia 8 de Junho, com integrantes desse movimento, no Fórum Popular da Natureza)

Os jovens estão conseguindo mobilizar muita gente em torno da necessidade urgente de interromper o aquecimento do planeta, que pode levar ao colapso ambiental e até à extinção da espécie humana. Mais do que os adultos e os mais velhos, vocês perceberam que o futuro que estão herdando de nós está ficando cada vez mais curto.

Mas imagino que, nessa luta em que se empenharam, talvez seja desanimador ouvir os que dizem que seremos todos engolidos pelos interesses dominantes se não conseguirmos mudar a lógica que rege a economia em todo o mundo. E que podemos até exigir que os governos façam alguma coisa, mas eles também serão engolidos por esses interesses se não quebrarem a lógica capitalista. Porque tudo hoje, da vida política e econômica até a nossa vida cotidiana, está totalmente submetido à competição e à vontade do chamado “mercado”, que são os eixos da lógica capitalista, uma lógica depredadora e suicida.

Eu diria que, mais do que desanimadora, esse tipo de previsão é paralisante. Se para consertar o clima for preciso antes vencer o monstro do capitalismo… estamos perdidos!

Felizmente há também como pensar outras saídas – dentro mesmo do capitalismo. Quero propor uma delas, que implica em agregarmos outra luta a essa que levamos. A estratégia dessa outra luta não é a de abordarmos de frente um monstro muito mais forte do que nós, mas a de atacá-lo em algum dos seus pontos fracos, ou quando ele abre uma oportunidade para que o desequilibremos. A estratégia que me ensinarem há muito tempo, quando quis aprender o judô.

Podemos derrubar nosso oponente se nos levantarmos contra o consumismo. Essa ação corroerá a logica do capitalismo por dentro, atingindo a própria coluna vertebral do sistema.

Está aí uma saída possível para nosso dilema. Alguns dirão que é coisa de sonhadores? Mas sonhos podem ser mobilizadores. E é uma saída muito concreta e imediata, porque se baseia no poder que está nas mãos de cada um, dentro de nossa vida cotidiana: no modo de viver dos jovens (desde criancinhas), dos adultos e dos velhos (até dos velhos bem velhos), dos medianamente ricos, dos mais ricos e dos pobres. Ela pode ser proposta até aos mais pobres, ajudando-os a superar ilusões que a publicidade – paga pela lógica que precisamos desmontar – enfiou em suas cabeças.

Uma saída a ser tentada, com confiança no seu êxito. Já há muita gente procurando abrir esse caminho. Só precisamos nos aliar a eles e aprender com eles. Muitas das pequenas e grandes práticas que os ambientalistas procuram difundir, para mudar o mundo, vão nessa linha. Se a luta contra o consumismo ganhar uma dimensão tão ampla quanto a que está ganhando a luta contra o aquecimento global, tornaremos nossa ação poderosíssima, porque todos os seres humanos são consumidores. E na verdade, sem consumismo o sistema capitalista não funciona. Ele entra em crise e em falência.

Para justificar o que falo, vou relembrar algumas coisas que todos vocês sabem sobre o modo de funcionamento desse sistema. Aplica-se dinheiro numa determinada produção, vende-se o que foi produzido e recupera-se dessa forma o dinheiro aplicado, acrescido do lucro comercial e da parte do custo da mão de obra que não lhe foi paga mas embolsada pelo empresário. Os sindicatos de trabalhadores surgiram lutando para que, entre outras coisas, não se deixe de pagar tudo a que a mão de obra tem direito.

Cada vez mais, nos dias de hoje, a mão de obra perde força nessa luta, pela mecanização crescente das cadeias produtivas e os avanços tecnológicos dos robôs, além dos elevados níveis de desemprego que tornam mais fácil encontrar uma mão de obra mais dócil. Mas a lógica do sistema exige que de alguma forma os consumidores recebam algum dinheiro para poder comprar (ainda que seja como uma “renda mínima”). Henry Ford, um dos primeiros fabricantes de automóveis, logo percebeu que era bom que os sindicatos exigissem bons salários. Precisava ter compradores para os automóveis que produzia. Vender era essencial.

Quando, com as crises econômicas, aumentam os estoques e os pátios das montadoras ficam lotados, o sinal vermelho do sistema pisca. Manter estoques custa dinheiro; pior do que isso, a roda para de rodar. O dinheiro não se torna mais dinheiro se ficar parado na forma do produto em que se transformou. A atual crise mundial que a pandemia da Covid 19 fez surgir mais uma demonstração imediata disso.

Por outro lado, quanto mais depressa a roda gira, mais dinheiro retorna para quem o aplicou, pelo lucro obtido a cada volta da roda. Para isso existe a publicidade: invade sem parar televisões, rádios, jornais, celulares, para induzir as pessoas a adquirirem coisas e mais coisas e mergulharem no “maravilhoso – e prazeroso – mundo das compras”, como diz a propaganda dos shopping centers. Um exemplo bem próximo a todos dessa função da publicidade é o mundo do vestuário, estrela desses shoppings: renovada a cada temporada, a moda exige que se substitua a cada ano a roupa que ainda pode ser usada, estimulando o desperdício – outra das características do sistema. 

A parada da roda prejudica até quem ganha dinheiro sem fazê-lo passar pela forma de produto e sim, diretamente, pela Bolsa de Valores (a casa onde mora o tal de “mercado”, onde dinheiro faz dinheiro – e atualmente muito mais dinheiro que na produção), já que cai o valor das ações das empresas e embaralham-se as perspectivas de lucros futuros.

Para vender sempre e sempre mais, chegou-se ao paradoxo de pagar pesquisas para descobrir como automóveis, aparelhos domésticos e peças poderiam durar menos – obrigando os consumidores a substitui-los com maior frequência. É a chamada obsolescência programada, capítulo essencial no planejamento de grande parte das indústrias de produtos de consumo.[1]

Esse conjunto de mecanismos criou uma máquina infernal e insaciável, com a dimensão dos negócios sendo exacerbada pela dimensão dos mercados consumidores, em tempos de globalização. Tudo para produzir dinheiro – esse instrumento inventado para facilitar as trocas mas que acabou se tornando o rei do mundo. Ele hoje escraviza a maioria da população, que só pensa em como obtê-lo – seja para sobreviver, seja para acumulá-lo. Estimula a ganância, a violência e tudo de ruim que temos escondido dentro de nós, e nos leva a viver numa competição permanente que é o oposto da solidariedade e da colaboração.

 Sendo o objetivo da produção, fundamentalmente, o de ganhar dinheiro, a racionalidade das decisões sobre o que se vai produzir não busca formas de produção não poluidoras e que levem em conta a questão do impacto sobre o entorno ecológico, assim como não se guia pelas necessidades humanas a atender. Estas se transformaram em pretexto. Procura-se produzir o que dê dinheiro, e com esse objetivo até se criam necessidades. O que se quer são somente formas de produção as mais baratas possíveis.

Submetida à essa lógica, a atividade econômica não se incomoda em depredar o planeta em busca de todos os tipos de matéria prima ou de energia para nossas fábricas, assim como para os meios de transporte e de comunicação exigidos num planeta que se transformou numa única praça de produção e de consumo. Toda essa loucura sob o impulso dos interesses do “mercado” que, para não entrar em crise, exige que se mantenha um ritmo frenético de produção e consumo. Ainda que a Terra, nessa sofreguidão produtivista e consumista, se aqueça demais. Com todos nós transformados, até inconscientemente, numa peça essencial de todo o mecanismo, como compradores.

Seria possível recusarmos pelo menos o consumo supérfluo? Apoiando-nos no direito à objeção de consciência, usado por muitos jovens ao longo da história para não empunhar armas ou lutar em guerras, que tal fazermos objeção de consumo?

15 06 2020

Publicado em https://senospermitemsonhar.files.wordpress.com/2020/06/2543f-oclima09.pdf


[1] Sobre isto a revista francesa Reporterre publicou, no dia 10 de junho último, um artigo muito esclarecedor mostrando até onde pode ir a publicidade e a luta que já se faz contra ela. Ver em:  https://reporterre.net/Comment-se-liberer-de-la-publicite-arme-de-seduction-massive-des-multinationales

24/06/2020

World Social Forum – possible perspectives – Chico Whitaker

I the first part of this essay I reflect on the divergences of opinion that have always existed in the process of the World Social Forum. This first part was written before the elections in Brazil last autumn.  Since then Bolsonaro has been installed as president of Brazil and d the divergences I discuss in that first part have cooled down, at least in Brazil. Nevertheless, it remains important to record those divergences  when we try to take further our debate about the future of the WSF process, as I do here as well, in the second part of my essay.

Since the inception  of the World Social Forum there have been divergences of opinion concerning the character of World Social Forum and on how to organize them, on the content of the WSF Charter of Principles – especially where it prescribes that Forums should not have a Final Declaration – on the nature and role of its International Council  (IC) and on the possibility for it to take political positions in its collective capacity.

These divergences  have also  been being discussed in  the internal  circuits of the IC and of the Brazilian Organizing Committee (OC) of the World Social Forum.  Moreover, since perhaps the seventh global gathering of the WSF – this kind of event is commonly also referred to as editions of the WSF –  in Kenya,  there has been  at least one seminar or debate on the future of the WSF in all WSF editions taking place at the initiative often also of some its Finnish participants.

These discussions were at one point becoming repetitive and tiresome, almost like dialogues between deaf persons, but gained more intensity at a Council meeting held in Montreal, Canada, in August 2016, and in Porto Alegre in January 2017, when the IC decided that Salvador da Bahia, in Brazil, could host the 2018 World Social Forum. But with the success of this Forum the debates about the future of the WSF have resumed in roughly the same form as earlier.  The lack of effective consensus on revisions in the Charter has led, still at the IC in Salvador, to postpone decisions about revision  issue, without a prevision of resumption.

In fact, what is often made explicit, as a general feeling, is the need not to weaken a space like the WSF, which has become unique in the world, as a forum in which organizations that want to build the “other world possible “can meet, in the search for ways of resistance and construction of alternatives. So it is that, stubbornly, “the ship sails on” (la nave va –  is the title of a famous Italian film) in a process broader than the every two years editions of the World Forums. These large gatherings editions, have at times dwindled, but  twice they have also gained new momentum, as in Tunis in 2013, in times of Arab Spring, and again last year in 2018, in Salvador, Bahia, Brazil.  Moreover, at the same time, Regional, National and Local Forums have also multiplied, some of which persist, just as the Thematic Social Forums which have emerged lately, even at the world level.

The WSF stands, as we know, on the left of the political spectrum. We all know the history of divisions of the left. Bearing these too in mind it is  necessary to continue the effort to overcome the divergences in the WSF that can divide us.   We are all aware that several of the founders of the WSF have moved away from the organization of the Forums and also that three World Social Forums have been held parallel to those facilitated by the progress made through the deliberations and work of the IC and the Organising committee in Brazil. But we may also remind ourselves that it  is astonishing that the WSF exists already for 18 years without being victimized by the tendency of the left to implode through its internal divisions. ,

The WSF has experienced glorious moments, like the Forum held in India in 2004, with 120,000 participants, and then two Forums with 150,000 participants each one, in Porto Alegre in 2005 and in Belém do Pará in 2009. Since then its power of attraction has in fact diminished, but not disappeared. In its early years the WSF - a decade  after the collapse of the Soviet socialist experience when the Berlin Wall fall the WSF  sent a message of hope that reverberated around the world - "another world is possible" -   Soon after the sensational start the WSF disappeared from the radar of the mass media. (This happened especially after its dates of completion no longer coincided with those of the World Economic Forum in Davos.)The  relative loss of interest in the WSF shows itself also if we look at the International Council,  At first it had representatives from more than 150 organizations, but today just over 50 consider themselves to be its members. [1]. 
 
The Gordian knot of the divergences

In order to understand and analyze the divergences within the WSF, it seems to me that we must understand how they derive from conflicting visions of what a World Social Forum is or can be, even though we all have socialism as the same utopian reference: Should the WSF be an Open Space Forum or a Movement-Forum? This question reflects is a difference of vision that has existed since the first WSF. I will use the terms Space Forum (or Open Space Forum) and Movement Forum as shorthand for referring to the two basic alternative views of how to build the WSF.

If the Open Space Forum option is chosen, it would have to be a place of mutual information and debate on the ongoing struggles to overcome neoliberal capitalism, at the service of these struggles, nourishing them by deepening reflection and creating new articulations to be fulfilled after the Forums or outside them.

If the Movement-Forum option is chosen, it would have to organize its participants into actions for well-defined objectives, with priorities and strategies for such actions, clear decision-making processes and an adequate distribution of responsibilities.

In the first case the Forum would not be a political actor in itself but it would have a supportive  function for the  political actors that participate in  the meetings of the WSF. In the second case, it would have to assume its own role as a political actor, among all existing others, seeking to contribute as effectively as possible to the struggle of humanity for the “other possible world”.

This being said, it iss the first option that has prevailed in the organization of World Social Forums.[2] But in fact it has not been supported unanimously by the members of the Brazilian Organizing Committee, and its support has been even smaller among the many militants and intellectuals who have accompanied and helped, more closely or less, the work of this  Committee. . That is why in all the forums the divergence has resurged and expressed itself in different ways.

 
One expression of the divergence has been  the "Social Movements Assemblies"; an activity that has been realized in all the Forums, and to which all the Forum participants have been invited. Based on the  vision of Forum-Movement,  the organizers of  the Social Movements Assemblies have proposed orientations and struggles priorities and sought to get them accepted as  as a Final Declaration of the Forum. Those who have organized these assemblies  have always sought  to organize a meeting of the Assembly as a special space at the end of each Forum. This objective has also been achieved opening the possibility of presenting the "Assembly" as a conclusive activity of the WSF as a whole. Many misunderstandings have been created around this in the  history of the WSF, even when it has gathered  most successfully as an Open Space Forum.[3]

The overcoming of the divergence – between the Space Forum and the Movement Forum –  therefore still  requires a clarification of  what these antagonistic views mean to those  who organize Social Forums.

It does not seem to me that a Social Forum, still less at the world level, can be of the both types at the same time. If that is what we try to achieve both will lose. The WSF is  either an Open space or it is a movement. But as long as they do not compete with each other but support each other this does not mean that these two entities cannot exist concomitantly. . That is, the Open Space Forum and the Movement Forum – – even a “movement of movements”, as it has been proposed – may exist as autonomous but interconnected.. That was the conclusion I was reaching when I began writing this text and before I was drowned by the political events in Brazil leading to the presidency of Bolsonaro.

How did the forum-space option come about?

I Above, in my reflections from before our elections I have made an effort to remember the paths that led us to the proposal of  the Open Space Forum.  I had realized that that this proposal was the result of a collective process of reflection on the particularities and potentialities of the instrument that we were creating – and that the new proposal  has grown to  a magnitude  that has surprised us. Let me add that the reflection that led to the idea of the Open Space Forum was  stimulated also by other political initiatives that have emerged in this period of the mankind history, in particular by the Zapatista movement in Mexico.

In this process of conceiving the WSF as an Open Space Forum, I think  a decisive factor was the proposal to hold an alternative meeting to Davos  That fact explains why participation, in this meeting, was restricted to civil society, understood as the existing movements and organizations having social objectives and why governments, enterprises and political parties were excluded, although their members could participate as individuals, as has always been the case  with many of the Forum organizers themselves. For the reason that we also agreed on non-violence in political action, organizations that fought  capitalism or the governments serving it with military means  were also excluded when the WSF was conceived.

The prioritization of civil society was justified by its emergence at that time in the political landscape with its own initiative and autonomy. Civil society had until then been mobilized only as a  cadre for of parties and governments and manipulated by them from top to bottom. It also had  not had its own space for planetary articulation.  – But this space could now be provided by the WSF.

Before forming the WSF  the new role of civil society had become visible for instance in the action that blocked a World Trade Organization (WTO) meeting in Seattle in 1999and also before that, when pressure from social movements  prevented the Multilateral Agreement on Investment (MAI) that had been secretly discussed in the OECD in 1998 between large companies, investors and governments.

The exclusion of political parties

In the early years the exclusion of  parties was considered by many to be misplaced. As the critics rightly noticed  the Forum was a political initiative and the parties, in Brazil  as in many countries , are the only institutional instrument which can  try to interfere from within in the State power. However the decision to exclude political parties had a special reason.

When we at the time looked more closely at the civil society organizations that were interested in participating in the Forum, we saw, first of all, that they were bringing to the WSF a huge cluster of interests and types of action, very fragmented and extremely diverse.  Even if all were opposed to capitalism, as the WSF also is, there were differences between those who were beginning to criticize this economic system and those who had been fighting against it for a long time. We soon concluded that respect for all kinds of diversity would have to become an organizing principle of the WSF.


We then realized that we could not attempt to reduce the fragmentation of this multifaceted civil society by “organizing” it, as if it could become a “movement”, which always presupposes the existence of a direction and a distribution of functions, as well as discipline in the action of its members. What we could do was just offer to it a “meeting space.”

We also saw that the organizations composing it were often competing with each other when acting in parallel, in the same area. We saw then that the place of encounter that we would offer would allow them to hear each other – from oratory to “conversation”, as one of our good thinkers said – and, in recognizing one another, overcome prejudices, find convergences and even uniting to gain more political power in their action.

We concluded that the achievement of these objectives would be hampered if political  parties would participate as such in the Forum. Parties  have, in their own DNA, the competition  for political power, or at least for hegemony.. This struggle for power is central to their identity. Each party comes  with its  proposals, and each  needs to capture  State power to realize them. This aim  brings to the internal dynamic of the party  the struggle for their direction. That is, the parties are naturally and structurally competitive, to the point that they may even decide to postpone the conquest of political power rather than submit to the hegemony of another party.

By participating in the Forum, these “atavistic” tendencies of the parties would lead them to try to “instrumentalize” it in order to achieve their objectives, reducing it to one more venue for recruitment of militants and  of party disputes – pushing away from the Forum a large part of its participants. Even worse, the competitive dynamics in which they operate would necessarily contaminate the meeting, pushing aside the world of civil society world that tries to  build their union and cooperation with autonomy, as well  the efforts to make alliances and articulations for the construction of the “other possible world”.

If we consider what  happened in the presidential elections in Brazil in 2018  we see that one of  the many reasons for our defeat was our neglect of the political formation of all the citizens,  and also, even more, our difficulty to unite, as we have been ery busy competing even in our ability to mobilize people.

Non-directivity and self-management

The multifaceted character of the civil society that has been interested in the WSF has shown us the great quantity and variety of the yearnings for a world different from the one in which we live. But more than that, in the WSF we have seen  clearly that while we have all wanted to get a soon as possible to the “other possible world”, the construction we have had before us is a huge, time-consuming and complex set of tasks that would have to be developed over several generations, including cultural changes. Evidently no political power could organize and still less command this complex task of construction from top to bottom, even if it had artificial intelligences and enormous computers.

This is why some of us have come to the conclusion that it would be unrealistic to bring together all the participants of the Forum to some program of unifying action that could be adopted by all at its end, as a single Final Declaration. After the highly diversified forum of 2004 in India, we created, at the risk of an excessive dispersion of debates and reflections, thematic spaces within the larger framework of the  WSF. But we did not set out to articulate these spaces in a single direction.  We left it to each organization, or group of organizations within the same theme, to formulate its own program of work.

All these findings led us little by little to decide that the Forum would be fundamentally non-directive and would be defined as an open space. And it was in this same perspective that we adopted the principle of self-management for the Forum’s own program of activities – within parameters that would fit them in the space and time of each Forum – and that we went on to call our Committees of Organization (the OC and the IC)  Committees of Facilitation.

In effect, these decisions had the effect of giving all participants in the WSF  the certainty that they would not be used or manipulated by occult political organizations, at the same time as they could discover making them discover that the Forums were open to experimentation, allowing participants h to take advantage of the opportunities created by the meetings for the struggles of each organization and for them to articulate themselves at the national and global levels.


In this self-programming, the traditional tendency has been to organize conferences and panels, with speakers – most often without gender balance – addressing an audience of listeners. But there have also been many examples of methodological experimentation.  One example is a group of Brazilian doctors who met on the first day to share what they were doing, spread on the other three days participating in activities in other areas, and reconvened on the final day to evaluate what they had learned and define new initiatives.  Another example is provided by the French participants who, inspired by a North American author, organized a workshop on the question: what to do to make a Social Forum fail?  – which made it possible to identify more clearly what organizational options would guarantee the success of the World Social Forum. In the experiments with  self-management the experience of the young , coming from several countries, has also been significant who have  assumed, since  the first Forum, the shared administration of the great camps that they have set up.

New networks have also emerged, an organizational option only possible with organizations independent of parties and governments. Resistance and protest activities have been organized up to the planetary level. One example is  the birth of the organisation which later succeed in blocking the acceptance by the Latin American countries of the FTAA[4], an agreement that aimed at imposing  clauses drawn from the Multilateral Agreement on Investment on the continent.

These factors explain, in my view, the attraction that the WSF exerted, with an increasing number of participants, from 20,000 in the 2001 edition to 150,000 in 2005 and in 2009.  The participants have not been the people who are most “oppressed” by the system – a fact that has often been pointed out by  people who have criticized the WSF for this absence. Nevertheless, even if participation  from the most oppressed has  been nearly impossible in a world meeting, requiring long travel for many participants,  in the second Forum in Brazil  many Brazilian popular groups were present, who had crossed the country in caravans. And in 2004 in India 20.000 of the 120.000 participants were members of the lowest caste of that country, the Dalits, known as “untouchable”.

Moreover,  many of the participants have been  people who represent the oppressed sectors of the society or  fight for their causes. These people have been able to create open spaces such as the Forum in their own countries, closer to the reality of each country, without asking for the authorization of anyone.  Already in 2001 such other Forums began to emerge. This made it possible to say, at the World Social Forum in 2009, where the concept of Common Goods emerged in the discussions, that the WSF no longer belonged to anyone but had become a Common Good of Humanity. It leaved room for what is now called the “WSF process”, which is a much broader reality than  the regular global  meetings or “editions” of the WSF, which have  since 2005  been held every two years.


Horizontality of the networks and the decision by consensus.

So far we have made some observations about the self-management principle of the WSF-process. Now we can shift our attention to some further aspects of  the WSF as an event destined to receive the civil society. One such aspect is  the adoption of horizontality of the networks as an organisational principle. This principle  had shown its  efficacy in the mobilizations of Seattle in 1999.   As already indicated, this aspect of how to work within the WSF has not always been appreciated by all.  There are many who still believe that only disciplined pyramidal structures are effective (although capitalist firms themselves have long ago taken over the network formula for growth, with the franchise system, for example).

Nevertheless, the conclusion  arrived at by the present author is that the adoption of  the kind of self-management  that is characteristic of civil society in the very programming of the Forum’s activities, would also have to be a basic characteristic of the WSF, giving  all its participants the same importance and the same power.

These principles, or orientations, for work within the WSF had also to be experienced by the Organizing Committee itself, which had to consider the diversity of the political activity and size of the organizations represented therein. Against the backdrop of this experience we have decided in the OC not to have coordinators or spokespersons, and to act as a collective of equals, with attribution of responsibilities according to the possibilities of each one.

Although many still consider that only the decisions taken by majority of votes allow to move quickly to action, we adopted  decision by consensus as a procedure appropriate to the horizontality and to the non-competition for power inside the collective. We took into account, adopting this orientation, that the decision by the majority vote is historically an  achievement  of democracy, but also that within the political movements voting often leads to divisions when losers separate from the winners to create new organizations to promote their causes.


Considering the history of the Brazilian Facilitation Committee – which has never been divided and continues to exist as affinity group, even though it has been diminished in number – we see how decision by consensus can help in the construction of unity;an essential objective in political action because it, according to the popular wisdom, increases the force. Consensus is not the same as unanimity. It is a consentment. We consent to accept decisions which we  do not fully agree with if this acceptance results in maintaining our union. Sometimes the divergence of a single person may have the effect that a decision is not taken. This could be interpreted as a right of veto given to that person. But in fact it is not a veto. We only postpone the decision until the person who does not agree, after discussing the matter,  informs the others that she accepts the decision in order to to ensure the most important thing that is to keep the union.

Decision by consensus has also been adopted naturally by the International Council, although many doubts and resistances have emerged, which have been overcome only when we have been reminded that the Council is neither a trade union nor a political party, and that it would be better to delay decisions than to divide ourselves.

It is always worth remembering that a lack of unanimity has existed in all these decisions. This topic, is clearly pointed to already in the very title of the book I wrote about the WSF, launched in 2005 for  the fifth edition of the WSF that took place in Porto Alegre[5]. In that book I presented the WSF as an open space, and I placed in the Portuguese edition a careful subtitle: “a way of seeing”, as if to say: “there are other ways of seeing the WSF”. At roughly the same time another more daring member of the Forum’s organizers group called his book “World Social Forum – a political invention”[6], showing that we were facing the birth of a new kind of political space.

The invisible contradiction

What possibly has started to create  problems in the WSF process has been that  we have, without realizing it, ended up in a contradiction. On the one hand, the Charter of Principles, elaborated after the first WSF (and not before, as many may imagine), listed guidelines that in fact only consolidated the forum-space option. On the other hand, the International Council of the WSF was created and structured on exactly the same occasion but based on organizational principles more appropriate to the forum-movement option.  Moreover, the IC has been formed mainly of representatives of movements engaged in struggles.

This is possibly why present tensions and divergences do not arise within the Forums, among its participants, but within the Council. The main point of controversy is usually  the possibility of the IC to take positions as a political actor, as if the WSF were a movement. The solution to this dilemma has been that motions and statements have been signed by the member of the International Council, on behalf of himself and his organization, but not on behalf of the Council.  Nevertheless, this solution has not always satisfied those who hope that one day the WSF will become a movement.

This contradiction would also explain why some propose that ​​the IC should include the organizers of World Social Forums (and also regional, national and thematic ones), that is, people and organizations proposing themselves to organize Forums as a service to the WSF process.  The same contradiction would also explain why more Thematic Forums have emerged, focusing on specific areas of struggle, while at the same time the number of regional, national and local Forums-spaces has declined. Some regional and national fora have have had only a few editions, as in  the case of the European Social Forum. Probably among their organizers the number of those concerned with the ongoing social and political struggles was greater than those concerned with creating spaces for encounter and reflection.


The world changed?

But those who would prefer the Forum-movement option have become stronger, at the same time as the Forums-spaces have been weakening – with the exception of the Tunis 2013 WSF, in the midst of the Arab Spring – from the moment they began to be held in other countries. The reason may be that the open space forum character of the WSF reflects more closely  the experience of Brazilian civil society. The success of the WSF in Salvador in 2018 may possibly confirm this conjecture.

Advocates of the Forum-Movement have had an unbeatable argument for questioning the open space orientation of world events: the world has changed a lot since 2001 and the WSF needs to adapt to these changes. In fact only an ostrich would disagree with this statement. But I would say that the world has not only changed, it has changed for  the worse. With the capitalist system totally dominating human activities, the “other possible world” became an utopia even more distant than it was in 2001, despite our enthusiasm when we were surprised at the success of the first World Social Forum.

The wheel of history seems to have once and for all, in these almost two decades, followed  the path that it had already laid out: the destruction of the human race under the command of a suicidal economic system. The earth has been transformed into a single production area and a single consumer market, with the insatiable pursuit of profit leading, by the unlimited increase of production, to the predation of the planet. Personal enrichment (“prosperity”) has become the life goal of the majority, even on religious grounds. The famous expression of Margaret Thatcher from 1997 – saying “TINA” There Is No Alternative”,  has become a characteristic of the world economy, in which even the Chinese call their system market socialism


What’s the output?

If the above analysis is correct, the output that would appear most straightforward to overcome our divergences would be to fully assume one option – space or movement – making the other disappear. Perhaps many would prefer this outcome. But I do not believe it is the best one not only because we do not want to be divided but because in fact the two options are not mutually exclusive. On the contrary, they can coexist and ideally they would have to coexist and even to be articulated.

In addition,ithe disappearance of the Forum-space would not be desirable . These spaces have become even more necessary precisely because, as the world has changed a lot and the struggle for a “possible other world” has become even more difficult, the effective action of a “movement” towards “other possible world” will require much reflection. Deepening such reflection is precisely one of the most important functions of the Forums-space.

For example, in the debate about the parties, if we create a new “movement” linked to the WSF we will necessarily have to find how to dialogue as much as possible with the parties, without losing our autonomy.

We should also beat in mind that the reflection made possible in the Forums-space is aimed at the construction of the “other possible world”. This necessarily means that many proposals for action will emerge from the Forums  reflecting their internal diversity.  These proposals for activities presented at the end of the forums are designed especially for this occasion and neither the facilitators of each Forum nor the IC have been able to make them visible after the Forums, as asked in the Charter of Principles. The “movement” that could be created out of the WSF could assimilate in its actions the proposals that fit in its strategy, thus linking in practice the movement space vision with the ways the Forum as Open pace is realized.

We should also note that, on the other hand, the forums-space has  not contributed as much as one might have hoped  to the accomplishment of another of the WSF objectives: the experimentation of new political practices. That is, we have not yet sufficiently multiplied the spaces where we can “learn to unlearn” many of the political practices familiar  to us – using the expression of a French Communist Party member who so understood the meaning of the WSF by participating in one of the first Local Forums organized in that country.  We still need to search for ways of strengthening the spaces where we can concretely experience more cooperation than the competition.

Consequently, if we leave aside the space-FSM as an instrument of this kind of experimentation, in order to create a new movement only in a Forum-movement perspective, we will surely continue to “bog down” indefinitely in old practices until we are totally crushed by the heavy boots of the ultra-right.

Politics as it is?

The WSF places itself inside the effort of humanity to ensure that politics will be what it should be – a collective action searching the best for all, respecting the diversity of interests. But the distance to such ideal practices is immeasurable. The current political practices destroy political parties and politics itself and opens the road for the “saviors of the motherland”. To contribute to the renewal of political practices might be in fact one of the most important roles that the WSF can assign to itself – through the Forums-space – in the construction of “another possible world”.

The competitive spirit that is the mainspring of capitalist dynamics has contaminated the whole society. “You always have to take advantage” said a Brazilian football world champion in an advertising campaign. Competition floods our lives, from the school benches, with competitions, championships, prizes, contests, in which the greatest satisfaction is obtained by being the first, number  one, not by what is  achieved or produced.  In the present capitalist dynamics itis difficult to accept a secondary position on the stage. Who does not make self-promotion is necessarily behind.

And, of course, the same competitive spirit has also contaminated political action, moving people more deeply than even class or group interests. This contamination partly also  because political action is affected also by  factors related to human weaknesses, like vanity, egoism and the taste of  power. Thereby politics becomes the space for “coups”, in which the smartest always wins: the most opportunistic, the pragmatically coldest, those who jump faster on the horse ready to be mounted, the most capable of surprising and deceiving his opponents, so that his options and interests prevail. And even more, the winner will be whoever accepts without hesitation the principle that the ends justify the means; a perverse principle that in wars raises its level of barbarism and in peace the corruption of corporations.

What happened in Brazil ĺast autumn was the victory in the election of a candidate who was able to lie brazenly and to deceive voters with false information and by the manipulation of information directed through social networks. And as the pinnacle  of hypocrisy.  one of his most repeated slogan was: “Enough of lies. Now it will always be the truth! “- a direct translation of one of Trump’s most frequently repeated slogans.

Old politics inside home

A small episode experienced by the first WSF Organizing Committee shows how these practices are very close to us. It occurred around the decision about ending the Forum with a Final Declaration, taken by consensus for the reasons I have already indicated.

As we gathered after a break, we were informed that a “Call for mobilization” had been published on the WSF website along with the Final Information Note” of the organizers. Some participants, who saw this call as a Final Document of the WSF, had already said that they would not sign it and because of it they would move away from the WSF. Obviously the dissemination of the call for mobilisation on the WSF website caused a great malaise and almost led the people present if the OC  to decide not to continue together, although we were already committed to the realization of the second edition of the WSF.  Nevertheless, we continued to discuss a lot and, regaining calmness, we decided to rebuild our relationships of trust. As everyone had political experience, we knew that other such incidents would occur, as they actually did. We modified the position of the “Call” on the website, and a note explained it was a proposal emanating autonomously from Forum participants.

In fact we had been victims of a small “stroke” from someone who had the password to administer the site. Smarter or more daring, he decided, acting on his own account or not, to insert the “Call” that his organization had tried unsuccessfully to adopt as the Final Declaration of the WSF.


A new challenge ahead

In conclusion about what we now would have to do is to find creatively – and quickly – a way of having the two options (“Forums-space” and “movement”), interconnected, each with its function, so that we can simultaneously act and reflect on our action. We also need to work in collaboration to link people who participate in discussion meetings and in concrete struggles, according to the possibilities and needs of each one.

In this perspective, it would be be preferable, less stressful, for all to leave aside the dispute over the revision of the WSF Charter of Principles. It is intended to guide the Forum as open space (which makes its helpful reading  for those who want to organize such open Forums spaces). Its principles are all linked to each other, in a logical set aimed at this type of Forum. Changing something inside it can deconstruct this logic and create a Frankenstein difficult to understand. In creating a new movement, it would be better for it to be endowed with its own Charter of Principles, which would follow the logic of movements aiming at concrete struggles but experimenting with new practices, according to Gandhi’s principle saying “be yourself the world you want that exists “.

It would  in my opinion, not be beneficial to organize a World-social – Forums-movement alongside the World Social Forum – open space, as that would generate useless confusion. We would rather have to create something different,something that will be effectively a civil society movement and not a Forum, but which can refer  to the WSF and coexist with the Forums as open spaces. From this point of view it would even be possible to organize a Thematic Forum-Space on the organization of this new movement, in which we could gather the experiences of the civil society movements, of a new type, that have emerged in many places of the world, possibly inspired by the WSF and its proposals of horizontality, non-directivity and autonomy in the political struggle, as the Occupy Wall Street in United States, the Indignados in Spain,  the Nuit Debout in France and, more recently, in the same country, the Gilets Jaunes.

Some will certainly say:  is the proposal to maintain the WSF-space not an untimely insistence of the organizers of the first WSF, attached to the open space idea, coming from   fathers or mothers with limited maturity, who do not accept the independence and autonomy of the beings they have given birth to? That’s what many have already said. And the same question would possibly be a question coming from those who have not joined the WSF process from the beginning or who have not participated in the organization of Forums. I hope, however, that this text can bring clarification about this.

To conclude, we might even dream of many WSF-spaces taking place at all levels (from the local one to the global and using fully all the new tools of intercommunication created by the technological progress), at the same time as a new movement is structured. One part of that dream can be that  a worldwide event takes place from time to time (without fear of being called a Woodstock of the left) serving as  a periodical meeting for participants of both the Forums as open space and of the new movement, who see each other all as united in the search for new paths of action. Such an event would nourish the mood of all and serve to celebrate the size and strength of an ever more diversified and more articulated “civil society” struggling  to truly change the world.

All that has been proposed above  would require a review of the International Council’s function, composition and functioning. But, as already pointed out in the first footnore above it is not the moment to address this topic now, as it would lengthen the present text too much. (see note 1). So I close with the hope, to reach out to interested readers who can  increase the circle of those who want to make the WSF continue on its walk.

12/01/2019B


[1]                          This figure also explains why there has been more than one proposal to extinguish and recompose the IC, according to new criteria. The debate about the reform of the IC is important. In this text I will give a background for the debate but not go on to deal with the various  proposals of extinction and reconstitution of the IC, nor with  the various stages of its history in its search for its identity and function in the WSF process, for example when it substantially changed its mode of functioning at its 2004 meeting in Miami, in the United States; or when at the IC meeting in Copenhagen the IC assumed the task of completing the Charter of Principles in order to overcome doubts in relation with the understanding of its content and to go into more detail about the IC task of facilitation, formulating some guidelines. The treatment of these issues would lengthen the present text too much and divert it from its objective of indicating the genesis of the options regarding the character of the WSF. But for a careful analysis of the WSF and IC, it would undoubtedly be worth researching all the material for reflection on the WSF and on the IC that has appeared in articles written by members of the IC and in comments on the IC mailing list.

[2]                         It is useful to remember that the organizers of a mobilization against the war in Iraq, scheduled for 2003, asked twice for a call for this mobilisation from the WSF or from the WSF International Council (in January 2002 and in January 2003). The IC decided on both occasions not  to make the call as the Open Space nature of the WSF was already consolidated in the guidelines of the WSF making it clear that neither the WSF nor the IC could act as a political actor alongside with social movements. The force of those organising the mobilization , even when the WSF as such was not leading  it,  was fully demonstrated in the largest demonstration for peace   in world history, when on February 15th, 2003, 15 million people went  to the streets in 600 cities in 60 countries.

[3]          The same concern about the Social Movements Assemblies  as producers of  a single final document to speak for the entire  WSF, was reflected also when the so called Porto Alegre Consensus text was presented in the 2005 Forum to international journalists, in a room of a large hotel in Porto Alegre. The statement, written in direct opposition to the Washington Consensus, which since 1989 had guided the actions of the capitalist system governments and companies, was signed by 19 internationally renowned personalities. It listed 12 goals as a program of action to which all 150,000 participants of this F5M could converge. But it would in fact be impossible to verify whether all 150 000 participants would agree to adopt the "consensus" and hence it was only disclosed as a proposal, to be accepted and used by anyone who so wished.

[4]                         FTTA – Free Trade Area of the Americas

[5]                                 “The World Social Forum Challenge – A Way of Seeing”, Chico Whitaker, Editions Perseu Abramo and Loyola, São Paulo, 2005. In this book, available in Portuguese, English, French, German, Spanish and Italian, I develop in more detail many of the contents of this text.  

[6]                                 “World Social Forum – the history of a political invention”, José Correia Leite, Perseu Abramo Edition, São Paulo, 2003